Ce qui attend Benbouzid

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La justice met un terme aux abus de la direction de l’éducation

L’affaire des fonctionnaires de l’éducation de la wilaya de Béjaïa indûment payés alors qu’ils étaient en congé de maladie (voir la Dépêche de Kabylie du 7 mars 2005) n’a trouvé son épilogue que devant un tribunal, du moins pour le cas d’un fonctionnaire.Ce dernier s’estimant victime de cet «abus d’autorité» a aussitôt déposé une plainte en référé d’heure à heure et qui a abouti en sa faveur. «Cela m’a permis de retirer mon salaire et de subvenir aux besoins de ma famille qui a été pénalisée au même titre que moi à cause d’une erreur commise par l’administration», nous dira ce fonctionnaire. En effet, le 13 avril dernier, la chambre administrative des référés s’est prononcée sur le cas de ce travailleur en ordonnant «une levée partielle», lit-on sur le document de la justice. Si d’autre travailleurs, dans la même situation, n’ont pas eu recours à la justice on accepté le fait accompli, cela ne semble pas être le cas pour cet employé qui a, dit-il, «entièrement fait confiance en la justice». En effet, notre interlocuteur ne compte pas s’arrêter là puisqu’une plainte sera déposée dans les prochains jours pour «acte dommageable, conformément à l’article 124 du code de procédure civile et surtout je vais user de tout ce que prévoit la loi pour que plus jamais on ne touchera ou pénalisera une famille ou des enfants», nous dira notre interlocuteur qui, au-delà de cette affaire, soupçonne l’administration de s’acharner sur lui en promettant «d’apporter les preuves nécessaire et qui existent devant le tribunal», ajoute-t-il. En outre, l’affaire n’est pas une première pour lui puisque ce fonctionnaire a eu déjà à gagner une affaire administrative contre la direction de l’éducation et que le trésorier de wilaya a refusé d’exécuter la décision de la chambre administrative de Béjaïa concernant les dommages et intérêts «sachant qu’un arrêt rendu par la chambre administrative est exécutoire et ne peut en aucun cas être suspensif», nous dira notre interlocuteur, et d’ajouter, en exhibant la correspondance du fondé de pouvoir au niveau de la trésorerie de la wilaya sur laquelle est mentionné le refus d’exécution. Et pis encore, le trésorier reconnaît que cette décision est exécutoire en écrivant «nonobstant le caractère exécutoire», lit-on dans la correspondance de la trésorerie. A signaler que plusieurs fonctionnaires de l’éducation, contrairement à ceux qui ont été payés indûment, ont subi des défalcations sur leur salaire et attendent d’être payés depuis quelques années déjà (Lire la Dépêche de Kabylie du 4 avril 2005).

B. Z.

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