A l’initiative du club scientifique “Sociologie” composé d’un groupe d’étudiants de l’université Smaïl-Mira de Béjaïa, Isaâd Rebrab P-DG du groupe “Cevital” a donné une conférence suivi d’un débat autour de l’investissement en Algérie à travers l’expérience de l’entreprise, fer de lance, de son groupe industriel, Cevital.
A l’adresse d’une assistance particulièrement nombreuse massée dans l’auditorium de l’établissement, l’industriel a procédé à la présentation de son entreprise, en termes d’agrégats de réalisation et de la portée des projets d’investissements en cours et à venir, qu’il prévoit de concrétiser d’ici 2010.
Illustrant par des chiffres la dynamique d’investissement de son entreprise, Isaâd Rebrab fera état d’un taux de croissance de 50% depuis 1999, annuellement de l’entreprise Cevital pour un chiffre d’affaires pour l’année 2006 de 600 milliards de dinars; Des performances, dont le niveau du taux de croissance est“parmi les plus élevés au monde”, a-t-il souligné, avant d’illustrer ces exploits par la position de la filière agroalimentaire du groupe à l’échelle africaine : classée 4e. Après avoir rappelé les objectifs d’agrandir ses parts de marché sur le plan national en production de sucres et d’huiles végétales, le conférencier a énuméré en les développant les programmes de diversification de ses projets d’investissement inscrits pour la période 2005-2010. Des projets, allant de la production agricole aux énergies renouvelables, en passant par la grande distribution et la fabrication des produits “Samsung”. Les prévisions de ce programme en termes de création d’emplois à 2010 sont évoluées à “plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et plusieurs centaines de milliers indirects”, a-t-il estimé. Par ailleurs Isaâd Rebrab a annoncé la construction de deux centrales électriques à Béjaïa, dont l’une “couvrira les besoins de la wilaya en énergie électrique”.
Autres apports de son groupe dont il a tenu à faire part : la contribution de Cevital au budget de l’Etat dont l’importance fait de l’entreprise le premier contribuable privé et le 6e au niveau national, après entre autres, Sonatrach et Sonelgaz.
Soulevés lors des débats avec les étudiants, les obstacles à l’investissement, rencontrées notamment par Cevital se résument pour l’essentiel, au problème du foncier, notamment, surtout à Béjaïa selon Isaâd Rebrab. Ainsi, il avouera concernant le projet de la création d’une unité de fabrication des produits Samsung qu’il bute sur ce problème; “Nous n’arrivons pas à avoir d’assiette foncière pour l’unité, nous serons par conséquent obligés de prospecter ailleurs à Alger, notamment”, a-t-il déclaré. Autre illustration des difficultés d’investissement exposées par le conférencier, la contrainte bureaucratique que constitue l’octroi du permis de construction. “Nous avons mis six mois pour construire toute une raffinerie…contre une année pour se voir délivré ce fameux permis !”, s’est-il exclamé.
Hakim O.
