l Depuis plus de deux décennies, le conflit opposant les habitants de la cité de recasement dans la ville d’Aokas et les autorités locales, demeure pendant. Les neuf familles résidant dans cette cité (soit plus d’une centaine de personnes), y vivent dans des condition très largement en dessous des normes requises. Exiguïté des logements, infiltrations d’eau pour cause de vétusté des installations, déversement des eaux usées, dû à l’absence de raccordement au réseau d’assainissement, sont, entres autres, le lot quotidien de ces familles. Face à ces conditions, les habitants disent n’avoir eu de cesse de réclamer de l’APC soit de bénéficier de logements décents, soit qu’on leur délivre des actes de propriété qui leur permettraient d’effectuer des travaux. « Bien que nous soyons tous de modeste condition, nous sommes prêts à nous débrouiller pour construire, pour peu que nous ayons ces actes. Nous n’exigeons pas spécialement d’être relogés, ce n’est qu’une alternative parmi d’autres », nous explique-t-on. Côté APC, l’on estime a contrario à propos de la version des résidants de la cité de recasement que l’autorité locale a procédé à l’égard des plaignants, dans les normes, dans la mesure où après avoir réparti, le terrain où est implantée la cité, en lots, elle a demandé aux habitants d’évacuer la cité pour sa viabilisation. Mais, ces derniers s’y refusent d’exigeant au préalable les actes de propriété, en guise de garantie. Une méfiance qui serait légitime selon eux, puisque, ayant été « lésés » à la suite des inondations de 1988. A cette date, en effet, ces familles ont été évacuées vers la cité des 80 logements, en cours d’achèvement avec la promesse qu’elles y habiteraient dès leur réception, à condition d’évacuer ces appartements en attendant la fin des travaux. « Quelque deux années après, ces logements ont été distribués, mais au profit d’autres que nous », affirme M. Aïssani, l’un des résidants de la cité de recasement. Celui-ci estime que les familles habitant la cité « sont d’autant plus légitimement en droit de revendiquer des actes de propriété que le terrain leur a été octroyé dès le lendemain de l’Indépendance, après que ses précédents occupants, (des harkis) » en furent chassés.
Affaire à suivre…
Samir. H.
