La sagesse a prévalu

Pour rappel, les faits remontent à la journée du dimanche 21 janvier 2007, lorsqu’une rixe opposant un lycéen et des personnes à bord d’une Peugeot 406, s’est déclenché à l’extérieur de l’établissement.

Celle-ci s’est malheureusement transposée à l’intérieur du lycée et, pendant trois jours, les choses ont failli tourner à des affrontements rangés n’était l’intervention sage de quelques professeurs et surveillants ainsi que celle des autorités locales, de Beni Yenni et d’Iboudrarène.

De ce fait, un arrêt des cours a été décidé le mercredi pour se donner le temps de réunir les conditions à même de trouver une issue heureuse aux événements. Les représentants du comité des élèves du lycée ne sont pas restés les bras croisés. Bien au contraire, ils se sont réunis au siège de l’APC de Beni Yenni où ils ont rédigé « une déclaration » et un « état des lieux ». Le lendemain, jeudi, une réunion à s’est tenue au siège de la daïra. Elle a regroupé le chef de la daïra, M. Mekacher, responsable à la planification au niveau de la Direction de l’éducation de la wilaya, Nacer Tabèche, maire de Beni-Yenni, M. Lounès Kaci Aïssa, maire, M. Nordine Mechouet président de l’Association des parents d’élèves, les élèves concernés, leurs parents et, enfin, les représentants du comité d’élèves.

« Frères nous le sommes, frères nous le demeurons ». Dans la déclaration remise à M. Mekacher et intitulée « S’associer c’est s’assurer et se rassurer », il est écrit : « Nous, lycéens de l’établissement Si Hacène Ou Taleb de la daïra de Béni Yenni, condamnons avec la plus grande fermeté les actes de violences enregistrés ces derniers jours au sein de l’établissement ». Pour ces auteurs, « il est inadmissible de laisser de tels actes se produire au sein d’une école centenaire qui a vu défiler tant de générations d’élèves devenus des cadres de la nation et des intellectuels de renommée mondiale ». L’attachement des rédacteurs de la déclaration à l’établissement se manifeste lorsqu’on lit : « Ainsi, il est de notre devoir de porter à bras le corps ce legs historique ». Il se montrent ensuite fermes envers leurs camarades « acteurs dans ces évènements » et qui selon eux « doivent présenter leurs excuses à l’ensemble de la famille du lycée » car pour eux « frères nous le sommes, frères nous le demeurons » doit être une réalité soutenue.

Les lycéens souffrent

« L’état des lieux », qui a été également decrit à M. Mekacher, retrace la situation préoccupante au niveau du lycée. A ce sujet, l’enceinte éducative souffre d’une instabilité qui dure depuis des années au niveau de la direction et du personnel du lycée. Ceci influe négativement sur son fonctionnement. Sur le plan de l’infrastructure, le lycée devait bénéficier d’un projet comprenant un bloc pédagogique composé de six classes, d’un amphithéâtre et d’un internat. Celui-ci n’a pas été retenu.

Quant aux travaux lancés, ils connaissent un retard considérable. A ce titre, les représentants du comité d’élèves déplorent : « Il est inacceptable que des travaux de construction se fassent au moment des cours. Ceci nous empêche de nous concentrer sur nos leçons, ceci d’autant plus que nous assistons continuellement à un défilé de véhicules étrangers au lycée », et d’ironiser : « Dans ce cas, pourquoi ne mettent-ils pas deux panneaux de signalisation ? ».

« L’état des lieux » remis à M. Mekacher fait état de « la fermeture de la salle à machines », il y est également mentionné « la fermeture de la salle de sport… l’état lamentable du laboratoire, et l’absence d’un atelier et une équipe à même d’assurer le bon déroulement des expériences en matières scientifiques ». En plus de cela, le réfectoire du lycée fonctionne avec un personnel travaillant dans le cadre de l’IAIG. A propos des activités culturelles et sportives, le lycée souffre d’un manque pénalisant pour les élèves.

Ainsi, la Direction de la wilaya de Tizi Ouzou est invitée à prendre des « mesures urgentes » à même d’améliorer les conditions dans lesquelles évoluent les lycéens afin d’éviter que ne se répète ce genre d’évènements fâcheux. Ceci doit constituer également la priorité de la direction du personnel pédagogique et des parents d’élèves.

M. S. Loucif