l Les divers légumes secs que les ménages à bas revenus ne peuvent éviter en hiver imitent, comme il fallait s’y attendre, les autres denrées alimentaires. Leurs prix ont considérablement augmenté dans la localité d’Aomar.
Certains, tels que le haricot blanc et le pois-chiche n’ont auparavant jamais franchi la barre des 100 DA/kg, ils sont exposés au marché d’Aomar à respectivement 120 DA et 105 DA/kg. Les lentilles ont pris 5 DA de plus par kg, elles valent désormais 55 DA.
Il est vrai que ces légumes secs sont « made in Argentina », marchandise à gros calibre et surtout à cuisson rapide. Les légumes secs offrent un rendement insignifiant à l’hectare (entre 8 et 15 quintaux) : en l’absence de subvention de l’Etat, l’agriculteur abandonne cette culture et cible celles à très haut rendement.
9 500 DA le quintal de semence
l Les plantations de pommes de terre réalisées en intensif autrefois n’ont pas été reproduites ces dernières années : on désigne du côté des exploitants terriens l’inabordable prix de la semence.
En effet, certaines variétés importées en ce début d’année telles que la Folva et la Lista, très peu connues par nos agriculteurs, sont proposées sur le marché d’Aomar à 7 200 DA le quintal, prix jamais atteint depuis des décennies.
Mieux encore, les variétés Timate, Diamant, Spunta, très recherchées par nos maraîchers pour leurs bons rendements, et malgré l’inconvénient d’une récolte à 120 jours pour un semis, sont quant à elles exposées à 9 300 DA le quintal, ce qui n’est pas loin de 100 DA le kg de semence.
200 dinars seulement séparent la semence locale de celle qui est importée. Le tubercule local tourne lui aussi autour de 9 000 DA le quintal.
A. Chérif
