A. Abderrahmane, ingénieur de formation a été recruté en tant qu’enseignant de langue française avec un statut de “PCBF” contractuel au niveau de l’école fondamentale, base 3, à Berzakh, commune de Draâ El Gaïd, suivant l’arrêté de recrutement n°2472/50 du 28/09/2003.
Le contrat, à durée déterminée, ne portait que sur une période de trois mois, allant du 28/09/2003 au 31/12/2003.
“Une fois le contrat rempli, j’ai reçu le 18/12/2003 un avis de fin de contrat. J’ai donc quitté cet établissement, attendant d’être rétribué pour le travail fourni. Ne voyant rien venir, j’ai commencé à m’inquiéter”, a déclaré notre interlocuteur. Son intervention auprès de la DE s’apparente à un parcours du combattant.
Prenant prétexte de l’archivage de son dossier et de la difficulté de le retirer, il lui a été recommandé de patienter, un mois, puis un autre, puis un autre.
De guerre las, A. Abderrahmane a changé de fusil d’épaule et opté pour la saisine par correspondance de la direction de l’Education, du wali, et même du ministre de l’Education nationale. Depuis, plus rien… L’enseignant compte après un dernier recours, saisir la justice pour faire valoir ses droits.
Ce cas, loin d’être une exception, se décline au pluriel. Bien nombreux en effet sont ceux qui, à Béjaïa, n’ont pas reçu le moindre centime après plusieurs années d’exercice.
Les contrats de certains remontent à l’année scolaire 2004/2005. S’estimant lésés, ils ont saisi les autorités en mettant en avant le fait qu’ils ne font pas la manche, mais qu’ils réclament leurs droits. Le SETEWB, saisi, a promis d’inscrire ce point à l’ordre du jour de la prochaine réunion avec la DE. “Déjà, se plaignent-ils, quand on est normalement et régulièrement payé, il suffit qu’il y ait un retard dans le virement pour que tout le budget familial soit chamboulé et que nous soyons obligés de nous endetter”. D’autres revendications sont mises en avant, tel le droit aux congés payés et la prise de rendement. Toutefois, le point focal de la revendication reste le paiement des salaires.
S. Chenouf/B. Mouhoub
