Depuis que l’employeur lui a notifié une décision de mettre fin à ses fonctions d’inspecteur stagiaire des impôts, M. Nacer Oudihat n’a eu de cesse de crier à l’injustice et de dénoncer urbi et orbi ce licenciement qu’il juge abusif. L’aventure de cet ex-huissier de justice, qui a décidé d’intégrer la fonction publique pour, dit-il, se soustraire aux pressions et persécussions dont il a fait l’objet, n’a donc pas fait long feu. Recruté en novembre 1997, il est remercié sans autre forme de procès, onze mois plus tard, soit au mois d’octobre 1998. Un « avis défavorable » émis par les services de sécurité suite à une enquête d’habilitation diligentée sur la demande de l’employeur, la Direction des impôts de Bgayet, en l’occurrence, a abouti à la suspension du salaire du fonctionnaire avant que la commission paritaire qui, se lamente-t-il, le traite d’ »agent douteux » n’entérine sa mise à l’écart pure et simple. « Je n’ai commis aucune faute. Ayant un casier judiciaire vierge, une probité morale, je ne vois pas le pourquoi d’un tel avis. Ce ne peut être qu’un abus de pouvoir », tempête-t-il. M. Oudihat est d’autant plus horripilé que cette enquête n’a pas lieu d’être, d’après lui, après sa prise de fonction. D’ailleurs, soutient-il, « les enquêtes d’habilitation ne se font plus depuis bien longtemps ». Bien qu’ayant passablement accusé le coup, M. Oudihat ne s’est pas avoué vaincu pour autant. Il a tenté le tout pour le tout, en usant de tous les moyens légaux pour faire valoir ses droits. Toutes ses démarches se sont vues, hélas, réserver une fin de non-recevoir quand elles n’ont pas buté sur un mur de silence. Dans un ultime cri de désespoir, il sollicite avec instance l’intervention des pouvoirs publics pour réparer un « déni de droit ».
N. M.
