L’APC de Sidi Aïch a décidé, il y a quelques jours, de procéder à l’interdiction des ‘’parkings gardés » dans la ville.
Les parkings en question sont, en fait, des coins de rue ou des terrains vagues que des bandes de jeunes ont squattés : tout automobiliste qui y garde son véhicule est sommé de payer sa place, les ‘’droits » de stationnement variant entre 20 et 50 dinars. De véritables rackets sur lesquels les autorités locales ont jusqu’à présent fermé l’œil. Le phénomène n’est pas limité à Sidi Aïch, bourgade de quelques milliers d’habitants mais s’étend à des villes plus importantes : Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Alger…
C’est à croire que ces jeunes désoeuvrés ont trouvé le moyen de se faire de l’argent, à moindre frais. Il suffit de s’accaparer d’une rue, de brandir un bâton (à la fois pour dissuader les ‘’voleurs » et les conducteurs qui ne voudraient pas payer) pour devenir gardien. Cette situation, tolérée par les autorités, ne va pas sans provoquer des heurts, entre bandes rivales, qui cherchent à se constituer des territoires, et surtout avec les automobilistes, qui ne veulent pas se soumettre au chantage des petits voyous. La profession de gardien de voitures existait bien autrefois, et on les voyait dans les villes, jusqu’à la fin des années 70. Les gardiens, qui portaient des brassards reconnaissables, étaient recrutés par la mairie et étaient rémunérés par elle, l’automobiliste ne donnant que le pourboire. Pourquoi ne pas revenir à cette tradition ? Cela mettrait fin à l’anarchie et aux abus auxquels on assiste aujourd’hui.
S. Aït Larba
