Une nouvelle route Tizi Ouzou-Azazga

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Le projet, dont le coup de démarrage est prévu cette année, est long de 38 km, dont 16km de déviation, évitant aux automobilistes d’empreinter les localités de Taboukert et de Tizi-Rached. L’œuvre comprendra 6 ponts et 11 échangeurs. Il coûtera au Trésor public, quelque 21 milliards de dinars.

C’est ce qui a été étalé comme le plus important projet routier inscrit pour cette année, hier lors de la visite de travail du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. L’autre projet important et qui n’est pas des moindres, est le pont qui reliera la localité de Boukhalfa, banlieue est de Tizi Ouzou à Sidi-Nâamane. Long de 262 mètres linéaires et 15 mètres de large, le viaduc, dont le coût s’élève à 600 millions de dinars, donnera sur un contournement de deux voies express du nouveau stade. Sur les lieux d’érection du pont, le ministre a tenu à insister sur l’aspect esthétique de l’œuvre d’art, d’autant plus que, dira-t-il, le site naturel où il est construit est magique. Les travaux sont à 25% d’avancement, a-t-on expliqué.

Lors de la première halte du périple ministériel, les cadres de la direction des travaux publics de Tizi Ouzou ont étalé l’ensemble des projets dont a bénéficié la wilaya. Il s’agit entre autres de l’aménagement de la RN12 en axe autoroutier sur une longueur de 32 km. La première tranche de 12 km est en phase de réalisation. Comme il est prévu la réhabilitation de 20 km sur la RN 30B et 47,30 km sur le chemin de wilaya 04,le CW 100 et le CW 150.Un autre axe autoroutier devra être également achevé cette année. Il concerne les Routes nationales 25 (34 km) et 68 (19 km). Le revêtement de la RN 71, sur une longueur de 34 km, inscrit dans le cadre du programme complémentaire de la relance économique, coûtera 162 millions de dinars. A Mizrana, plus précisément au lieudit La Crête (Agouni Gueghrane), le ministre a rappelé l’impératif équipement des maisons cantonnières érigées aux abords des axes routiers. Ces infrastructures sont chargées de l’entretien des routes, d’où la nécessité de former le personnel et les doter des équipements, tels les chasse-neige et autres engins nécessaires à ce genre d’activités. La dernière halte du ministre a été le port de pêche de Tigzirt dont les travaux sont à 95%. La phase finale de réalisation dans ce projet concerne les travaux du corps de chaussée et le revêtement du terre-plein ainsi que l’accès routier donnant au port. Le coût de réalisation est estimé à 73 millions de dinars. Pour rappel, ce petit port de pêche et de plaisance accueillera 2 chalutiers, 5 sardiniers, 25 petits métiers et 50 plaisanciers. Sa réalisation a nécessité le prolongement des délais à 16 mois supplémentaires après qu’il eût épuisé les 24 mois prévus initialement. Il a coûté au Trésor public une somme de plus d’un milliard de dinars. Il est à signaler que lors de cette dernière escale, des citoyens du village Lazaib, situé à une jetée du port, ont tenté d’interpeller le ministre sur le problème de l’eau. Croyant avoir affaire au ministre des Ressources en eau, ces citoyens déplorent le schéma de rationnement en eau potable, qui les prive, disent-ils, de cette denrée en hiver comme en été. La station de dessalement de l’eau de mer, inaugurée en grande pompe par Abdelmalek Sellal en 2004, n’a pas apporté de solution à leurs problèmes, ont-ils encore souligné.

M.A.T

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