A la vitesse de la lumière ou celle de l’éclair, c’est à cette allure que sont transportés les écoliers, ouvriers ou de simples voyageurs par les véhicules de transport collectifs qui vont du G5 au G9 ainsi que des 18 places qui rivalisent à qui ferait le plus de navettes entre Saharidj et M’chedallah sur une distance de sept kilomètres, le rallye commence vers six heures du matin, heure de pointe. Surchargés, ces bolides dévalent le long de la montagne à une vitesse effrayante, vertigineuse sur cet itinéraire composé de virages en épingles à cheveux avec des descentes frôlant les 96° sans se soucier de ce qui pourrait survenir en cas de surprise : éclatement de pneus, passage d’un animal ou un subit obstacle au détour d’un virage. A la vitesse avec laquelle se déplacent ces fourgons, il est pratiquement impossible de freiner sans se déporter, particulièrement en cette saison où la rosée du matin asperge la route qui devient glissante, dangereuse c’est un miracle qu’aucun accident grave ne se soit encore produit. Ce qui est bizarre et étonnant en même temps, c’est n’avoir jamais entendu un voyageur protester ou exiger du chauffeur de réduire la vitesse, quant il y a exagération, ce qui est de plein droit. Quand il y a manque de civisme et de conscience, la force de la loi doit intervenir. Notons enfin que la majorité de ces fourgons sont issus de la première génération.
Omar Soualah
