Les propos au vitriol, tenus par Hocine Ait Ahmed à l’égard de la base militante du FFS en dissidence par rapport à la direction du parti, continuent de soulever des vagues. Ainsi, la section de Birkhadem, unique municipalité contrôlée par le Front dans l’Algérois, a réagi vivement à ce qu’elle qualifie de » dérapage politique sans précédent » par l’usage » de qualificatifs indécents qui n’honorent pas un homme de sa stature (Ait Ahmed ) « . Elle ajoute que » seul le respect voué à son age et à son glorieux passé » ne nous permetent pas d’user des mêmes propos pour lui répondre. Revenant sur l’épisode de l’occupation du siège national, les auteurs de la déclaration affirment qu’à » travers cette action symbolique et pacifique « , le but recherché était » de dénoncer l’inertie et les multiples transgressions statutaires du secrétariat national actuel ». Fustigeant les membres de ce secrétariat, la section FFS de Birkhadem dénoncent » le mode de fonctionnement dictatorial du parti par les Baloul, Tabou, Laskri et consorts, la marginalisation des cadres et la confiscation de la décision politique, la désertion du champ politique, ainsi que le reniement de la ligne du parti ». Par ailleurs, les militants de la même section « dévoués et convaincus de la justesse de la protesta « , clament, haut et fort, qu’ils ne sont « ni manipulés, ni truands, ni corrompus, ni escrocs, ni à la solde de quiconque », comme le clame le leader du FFS. » Le temps des accusations à l’emporte-pièces est révolu », concluent-ils.
R. I.
