Les conflits inter-partisans reprennent de plus belle à l’APC de Tizi Ouzou. Un groupe de 12 élus, représentant presque les deux tiers de l’Assemblée communale vient de signifier au P/APC qu’il “n’assistera à aucune assemblée qui ne traitera pas du bilan d’exercice (détaillé) et l’inscription par anticipation des salaires de la régie pour l’exercice 2007”. Cette position, venue en guise de réponse à la convocation d’une assemblée extraordinaire par le maire, semble mettre ce dernier au pied du mur, lui qui “propose” aux 23 élus de la municipalité un menu beaucoup plus “soft” que celui qu’a concoté ce groupe d’élus. Résultat des courses : l’APC de Tizi Ouzou a tout bonnement cessé de fonctionner !. Mais comment pouvait-il en être autrement lorsque ce même groupe d’élus, signataires d’une déclaration rendue publique dans l’après-midi d’hier, accuse l’actuel maire de “vouloir engager un bras de fer avec la majorité de l’Assemblée (…) en ignorant la demande d’Assemblée faite par celle-ci en date du 16 janvier 2007”. De fait, pour résumer la situation, il paraît que le P/APC refuse de donner son bilan comme exigé par la majorité puis convoque les 23 élus à une assemblée extraordinaire dont l’ordre du jour serait moins “embarrassant”. Tout en s’appuyant sur les articles 15 et 60 de la loi 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune, stipulant que “le tiers de l’assemblée a le droit de convoquer une assemblée extraordinaire” et que “ la gestion du président se fait sous le contrôle des membres de l’assemblée”, ce groupe d’élus semble vouloir maintenir une certaine pression sur le maire à qui on demande une nuée d’explications : l’état d’exécution du budget 2006, l’état d’avancement des opérations équipement inscrites sur ce même budget, l’état d’avancement des opérations PCD, la situation de l’opération “Tizi Ouzou, ville amie des enfants”, initiée par l’UNICEF, pourquoi le budget supplémentaire 2006 n’est à ce jour pas approuvé en dépit de son adoption il y a plusieurs mois par l’assemblée, prouvant ainsi, toujours selon ces mêmes élus, des centaines de travailleurs de salaires depuis deux mois, etc. La liste des griefs retenus par ces 12 élus contre “leur” maire est encore longue, comme l’est la confusion qui règne dans cette municipalité depuis de longues années déjà. Rien d’étonnant donc pour une Assemblée qui a mis plusieurs mois pour installer son exécutif et qui n’a jamais connu de vraie stabilité en son sein depuis les communales de…1997.
Ahmed Benabi
