Amar Tou ausculte son secteur

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Au terme de son périple qui l’a conduit, vendredi dernier, dans les communes de Lakhdaria, Ain Bessem, Sour El Ghozlane et M’chedellah, Amar Tou, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a clos sa visite de travail et d’inspection à Bouira en visitant le centre d’hémodialyse et la maternité de l’hôpital Mohamed Boudiaf.

L’hôpital de Lakhdaria est celui qui semble avoir le plus ‘’agacé’’ le ministre qui dira : «Vous êtes le dernier hôpital du pays !». Il faut cependant souligner, et sans pour autant le justifier, que la situation dans laquelle patauge l’hôpital est essentiellement imputable à la décennie sanglante qu’a subi tout particulièrement la région de Lakhdaria.

Un climat d’anarchie qui permettait à n’importe qui de faire n’importe quoi dans l’un des plus importants hôpitaux de la région qui existe depuis 1965. On parle même d’une association locale qui s’est érigée en maîtresse des lieux. Situation que Dris Khodja, le directeur de la Santé, s’est attelé à assainir, dès son installation, chose qui n’est pas de tout repos quand l’on sait à quel point le mal était profond. Cela ne découragera pas le nouveau DSP qui commençait à saisir les tenants et les aboutissants. La prise du pouls de la situation par le ministre de la Santé permettra en fait un important coup de pouce au travail enclenché par le DSP. Ce dernier avait exprimé les besoins du secteur sanitaire en matière d’équipement et dont le coût global est de 17 720 000 DA.

Quand bien même on le qualifie de petit bijou, l’hôpital d’Ain Bessem a relativement énervé Amar Tou. D’ailleurs le ministre opposera un niet franc à la demande de l’extension de l’hôpital. “Votre hôpital n’est utilisé qu’à 37% !”, justifie-t-il son refus. A noter que pour le secteur sanitaire d’Ain Bessem, le DSP énumérera les besoins en matière d’équipement dont le coût total est de 31 440 000 DA.

L’hôpital de Sour El Ghozlane et l’école paramédicale implantée dans la commune exprimeront leurs besoins à leur tour lors de la séance de travail qui prendra fin à 20h 30mn. L’équipement dont aura besoin l’hôpital est d’une valeur de 47 100 000 DA. Le directeur de l’école paramédicale demandera quant à lui de doter son établissement d’un amphithéâtre. Pour les secteurs sanitaires de M’chedellah et de Bouira, des besoins en équipements d’une valeur de 192 340 000 pour M’chedellah et de 62 030 000 dinars, pour Bouira seront exprimés.

Le ministre de la Santé conclura la séance de travail en expliquant cette nouvelle approche de «hiérarchisation des soins» qui consiste désormais à faire avec la nouvelle carte sanitaire. Cette nouvelle politique sanitaire ambitionne en gros de soigner le malade chez lui et libérer ainsi les centres hospitaliers universitaires d’une charge qui n’est pas la leur.

Il sera aussi question de l’ouverture de 14 centres psychiatriques à l’échelle nationale dont un centre à Sour El Ghozlane. Le problème de la toxicomanie, un mal qui prend des allures dangereuses, focalise l’intérêt du ministère de la Santé puisque 14 centres de toxicomanie sont prévus dans son programme. Bouira est retenue parmi les bénéficiaires de ces infrastructures sanitaires. Le ministre expliquera que le centre de toxicomanie comporte trois niveaux : un centre d’écoute, un centre intermédiaire du traitement de la toxicomanie et enfin un centre de sevrage.

T.Ould Amar

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