Les habitants du lotissement Aïd-Slimane dans le noir

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Certes l’électrification a fait de grands pas, mais force nous a été donnée de constater que des lotissements non loin de la ville sont encore dans le noir en raison de l’inexistence des réseaux d’éclairage public. Dans cet ordre d’idées, on peut évoquer au moins trois lotissements : lotissement Aïd-Slimane, lotissement Nord social et celui Promotionnel. Des habitants du premier lotissement précité nous ont remis une déclaration dans laquelle ils soulèvent les deux problèmes essentiels auxquels ils sont confrontés. “Crée en 1988, notre lotissement situé à un kilomètre du centre-ville demeure toujours dépourvu d’éclairage public à quoi s’ajoute le non-revêtement des accès qui sont impraticables surtout en hiver”, telle est l’entame de l’écrit en question. Avant d’évoquer une situation qui remonte au mois de novembre 2002 lorsqu’ils ont été contraints de participer à raison de 6200 dinars par foyer, faute de quoi leurs branchements ne seraient pas effectués. “Malgré la prise en charge totale de ce volet par la DMI de Tizi Ouzou, les responsables de l’APC n’ont pas daigné rembourser les concernés qui n’ont pas cessé de réclamer leur argent”, ont précisé les rédacteurs du document qui disent que cet argent environ 120 000 (cent vingt mille dinars) n’a pas été versé par le régisseur de l’APC à Sonelgaz, à ce jour. Des copies des demandes de remboursement datant du 11 juin 2005 sont adressées au wali de Tizi Ouzou, au président d’APW, au directeur des mines de l’industrie, au chef de daïra, et bien sûr à l’APC. Ceci pour le premier problème. Quant au second, c’est-à-dire, le revêtement des accès, les habitants sont déçus. “En voyant des tas du tuf déchargés à l’entrée du lotissement, nous avons cru que l’APC a enfin décidé d’aménager les voies dont la longueur totale ne dépasse par un kilomètre, mais malheureusement ce n’est pas le cas car le tuf en question est destiné à l’aire de jeu derrière le CEM”, peut-on lire un peu plus loin dans cette déclaration. Cette dernière se clôturé par deux questions, à savoir : “N’est-ce pas là une provocation envers les habitants qui n’ont pas cessé de réclamer l’aménagement et l’éclairage ?” et “Faut-il assiéger le siège de l’APC ou faut-il barrer les routes pour que les préoccupations des habitants soient prises en charge sérieusement ?”. En guise de conclusion à cette déclaration-doléances, les habitants du lotissement Aïd-Slimane interpellent le président d’APC afin de régler définitivement leurs problèmes.

Amar Ouramdane

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