IGHREM – Le projet a été retenue depuis 2016 – L’élargissement du pont toujours pas entamé

L’un des points noirs des plus dangereux de la commune d’Ahnif n’est autre que le rivière Tassifth Sidi Aissa. Ce point noir, qui a fait trois victimes en 2016, se fait de plus en plus menaçant pour le village Ighrem. À l’heure actuelle, sa prise en charge patine à cause du retard mis par certaines directions de wilaya.

En effet, ces dernières tardent à positionner leurs ouvrages souterrains qui doivent transiter sous les deux dalots dont l’étude est en voie d’achèvement. Il est à rappeler que lors d’un violent orage, ce rivière qui traverse le village Ighrem a emporté le véhicule du proviseur du lycée d’El Adjiba qui avait à son bord deux lycéennes qu’il a prises en cours de route. Le véhicule emporté par les crues s’est retrouvé coincé sous le pont qui enjambe la RN5 en ces lieux submergeant les trois occupants qui sont morts par noyade.

Immédiatement après, il a été décidé d’élargir ce pont et de réaliser un autre dalot à quelque 100 mètres en aval pour mettre fin à ce danger qui guettent les riverains à la moindre perturbation climatique. Voilà trois ans que la décision a été prise et qu’une enveloppe financière de l’ordre de six milliards de centimes a été dégagée sans que les travaux ne soient lancés. Rappelons que cette même rivière a débordé durant le mois de septembre de l’année passée et a failli emporter un quartier entier de la partie basse de ce village martyr qui vit au rythme des frayeurs et paniques au moindre passage nuageux. Fait aggravant : des riverains qui usent d’un incroyable incivisme déversent leurs ordures ménagères sous ce pont.

Ces amas de toutes sortes de déchets et qui sont en partie à l’origine de ces cauchemardesques débordements mettent en danger les usagers de la RN5 et la partie basse du village. Espérons que les directions de wilaya feront le nécessaire chacune en ce qui la concerne pour ficeler ce dossier et faire démarrer les travaux avant l’arrivée de la saison des pluies pour éviter que ne se reproduise un nouveau drame en ces lieux.

O. S.