L’opération militaire ciblant les maquis coincés entre Si-Mustapha et Zaâtra, 18 km à l’est de Boumerdès, en est à son quatrième jour. Le bilan provisoire de cette intervention des forces de l’ANP fait état de la destruction d’une casemate et du désamorçage d’une quinzaine de bombes artisanales. De nombreuses zones jouxtant particulièrement les douars d’Ouled Boudhar et Ouled Ali, à quelques encablures d’une carrière d’extraction de granit, ont été hier encore passées au peigne fin. Des champs minés y ont été découverts. Et le contingent engagé dans cette action utilise systématiquement les bulldozers pour déminer les sentiers habituellement empruntés par les forces de sécurité; Djounoud ou simples bergers ont été fréquemment fauchées par ces engins meurtriers enfouis sous terre, au pied de ces coins de montagne. Et le redéploiement des forces spéciales de l’armée n’est donc pas fortuit. L’un des objectifs visés est sans nul doute, de localiser les tanières des serriates sanguinaires d’El Arkam.
Et au moment opportun, l’artillerie classique sera mise à contribution pour empêcher la fuite des terroristes. Nos sources laissent entendre que la pression militaire sera maintenue sur cette zone durant un temps assez long.
D’autant qu’on compte exploiter des renseignements soutirés aux membres de réseaux démantelés par les services de sécurité ces dernières semaines, au niveau de cette circonscription.
On cible une zone où sévit au bas mot une cinquantaine de terroristes actifs, se déplaçant constamment en s’appuyant sur leurs relais non encore démasqués par les structures étatiques de sécurité. Les exactions de l’islamisme armé sont récurrente particulièrement à l’ex-village agricole voisin d’El Quaria. Racket à outrance, s’ajoutant à l’attaque d’une brigade de la Gendarmerie nationale, l’enlèvement d’un membre des GLD non encore relâché depuis deux mois et un attentat manqué contre un autre patriote. Bilan terrifiant des deux derniers mois au cours desquels, l’hydre islamiste, n’avait point cessé de réitérer aux villageois à la moindre occasion les consignes du GSPC. Les forces locales de sécurité sont sur le qui-vive.
Salim Haddou
