“Il n’y a pas de femmes passives”

Partager

L’Association des femmes algériennes cadres (AFAC) a organisé lundi après-midi au TRB une rencontre entre ses adhérentes pour débattre des problèmes que vivent les femmes en général et de ceux de celles qui travaillent en particulier.

Même si l’association AFAC est essentiellement basée à Béjaïa, ses tentacules s’étendent sur plusieurs villes du pays.

La présidente Nadira Tlemçani, enseignante d’anglais au campus d’Aboudaou, estime qu’il n’y pas de “femmes passives”. Toutes les femmes sont actives. Et celles qui ont un poste d’emploi le sont doublement puisqu’en plus de leur travail d’enseignantes, de médecins, d’avocats ou de businesswomen, c’est à elles que revient également la corvée des tâches domestiques quotidiennes, et pendant qu’elles s’échinent à faire briller le sol, à laver la vaisselle et à préparer le repas, les maris ou les frères se contentent de lire tranquillement le journal en sirotant un café devant la télévision.

La rencontre, qui n’a malheureusement pas drainé des foules, du fait que les principales concernées étaient justement à leur poste de travail ou dans leur cuisine, a choisi pour thème majeur “La coordination, pour les femmes qui travaillent, entre les responsabilités domestiques et familiales et les responsabilité professionnelles et sociales.”

Les femmes s’impliquent chaque jour davantage dans tous les secteurs d’activités y compris dans ceux réservés traditionnellement aux hommes, comme la politique ou le business. C’est donc au quotidien, explique Mme Tlemçani que les femmes-cadres vivent une double bataille, l’une dans leur foyer contre les tâches ménagères et l’autre sur leur lieu de travail contre les problèmes professionnels. Afin d’alléger les tâches quotidiennes et pouvoir se concentrer davantage sur les obligations professionnelles, les femmes-cadres plaident pour la création d’une crèche publique, un nombre suffisant de demi-pensions dans les écoles primaires et les CEM et pour l’instauration du ramassage scolaire.

Au cours des communications qui se veulent des plaidoyers destinés à sensibiliser l’opinion sur les conditions de la femme en général et de la femme active en particulier, l’on apprendra qu’en Algérie, en 2006, elles sont 18% à occuper un emploi et 62% parmi elles, sont âgées de moins de 35 ans.

B. Mouhoub

Partager