l Elle ne se déplace plus qu’avec son appareil photo lequel lui permet de fixer instantanément les êtres et les choses. Sa collection éclectique, attire les curieux de tous âges.
On y admire à loisir les paysages divers allant des pics montagneux étalant leur puissance majestueuse sous l’éclat du soleil aux oliveraies luxuriantes.
Les vues fluviales, sous la lumière vespérale, incitent à une douce mélancolie. Les arbres pris dans la démesure de leurs cimes dressées vers des échappées de ciel bleu ont certainement une symbolique à faire entendre. Mais l’artiste amateur sait “aussi s’attacher aux détails de ses sujets”. Une fleur pourpre, à la beauté esseulée, est débusquée dans un bosquet : Un couple de jeunes amoureux sous une ombrelle est plongé dans le doux langage du cœur, plus loin, un vieillard au dos voûté rejoint lentement sa vieille maison à travers une ruelle antique. La jeune fille sait aussi apprécier les beautés moins champêtres, Alger et sa baie figurent dans des vues qui feraient de somptueuses cartes postales. Mais cette mégalopole, saisie à travers la multitude de ses toits, les profils de ses bâtiments, l’immensité de sa baie, apparaît comme une véritable forêt urbaine. En somme, l’atavisme agreste a toujours le dessus chez cette amatrice qui rêve de faire de la publicité.
M. Amarouche
