Remous autour des logements sociaux

l Le siège de l’APC a été envahi par des contestataires venus à l’appel des comités de villages. Il faut rappeler que la commune a bénéficié d’un programme de vingt logements sociaux érigés au chef-lieu. A l’époque de la gestion communale par un administrateur, et en accord avec la daïra, dix de ces logements se sont vus affecter des bénéficiaires dans le cadre du recasement des sinistrés du dernier séisme. En réaction, les dix autres appartements restants ont tout simplement été squattés par des occupants issus des villages environnants. L’affaire de cette occupation illégale est entre les mains de la justice et les squatters s’attendent à être évacués manu militari. Selon M. Fellah, président du comité de village d’Aït Mimoun, « le squat est effectivement une action illégale mais nous exigeons une enquête sérieuse de tous les dossiers.

De plus, nous revendiquons l’intégralité de ces 20 logements pour la population locale. Nous ne demandons pas le départ des dix occupants touchés par le séisme parce que nous compatissons à leur situation, mais que l’on nous impute dix logements sociaux en guise de compensation ailleurs, pourquoi pas à Larbaâ Nath Irathen ». Les comités de villages ont rédigé un procès-verbal consignant leurs doléances sur cette matière qu’ils s’apprêtent à remettre au président de l’Assemblée. Il faudra s’attendre à d’autres rebondissements lors du prononcé et surtout l’exécution du verdict judiciaire concernant l’affaire des squatters, de surcroît, la disproportion très accusée entre les disponibilités de logements sociaux et la forte demande, en plus qu’elle rend très difficile le travail des commissions installées à cet effet, elle va à l’évidence laisser beaucoup de prétendants sur leur faim. Le mouvement de fronde ne fait peut-être que commencer.

M. A.