L’APC de Djebahia a bénéficié d’un projet de 70 logements réalisés et octroyés, en 2005.
Ces logements étaient destinés aux familles qui occupaient les habitations situées dans la cité de recasement héritée de l’ère coloniale et à celles entrant dans le cadre des cas sociaux. Ce site n’était en fait qu’un bidonville. Les maisons n’avaient aucune commodité de vie et n’offraient guère la joie d’y vivre. Leurs occupants devaient jouir de toutes les priorités sachant que ces logements visaient la résorption des logements précaires et leur éradication. Mais 15 familles croient qu’ils sont lésés dans leurs droits. Après l’octroi des logements sociaux F2 et F3 dont ont bénéficié les quelques familles de la cité de recasement qui fut démolie, il en reste trois familles qui résident encore dans ce site dépassant le demi-siècle. Les chefs de famille dénoncent l’impartialité et l’injustice. Ils déclarent que la liste des bénéficiaires n’a pas fait l’objet d’un préalable affichage de peur qu’elle ne soit contestée par les citoyens qui sont en colère. Les quinze (15) familles affirment qu’elles sont lésées dans leurs droits et rejettent la décision qu’ils jugent de ridicule. Il est insensé d’admettre la cohabitation de deux familles qui n’ont aucun lien de parenté ou encore le gendre et ses beaux-parents sous un même toit ou deux familles composées de 13 membres dans un F3.
Les 15 pères de familles ne sont pas convaincus de la manière dont la liste a été établie et dont ils sont victimes. Malgré les différentes requêtes émises aux autorités, ces familles habitent des taudis en attendant que les responsables se penchent sur leur cas déplorable. Ces citoyens lèvent haut la voix à qui veut bien les entendre, leur rendre justice et leur permettre d’accéder à des conditions de vie meilleure et de quitter à jamais ces demeures précaires. Nous nous sommes rendus sur les lieux de résidence de ces familles. Leur situation est vraiment déplorable. Des familles résident dans des maisons à l’ossature incertaine, aux toits en “éternité” ou couverts de bâche. Les habitations sont bâties en parpaing ou en “toub” et clôturées par des tôles. Un citoyen nous invita à visiter son “chez-soi”. La famille vit dans des conditions lamentables et inquiétantes. Le citoyen en question nous signale que son foyer est envahi par des rats. Un autre nous invita à son tour : il ne possédait qu’une chambre qui sert de cuisine et de chambre à coucher car l’ex-cuisine est sans toit et dépourvue de moyens sanitaires hormis un petit coin sans toiture. Ce chef de famille est victime du séisme du 21 mai 2003. Une commission ad-hoc a été diligentée sur le site en date du 27/08/2005 dans le but de visualiser l’état des lieux. En somme, le commission a émis la conclusion suivante : la maison risque l’effondrement car “son état est vétuste”. Nous possédons une copie que le citoyen nous a remis. En définitive, les citoyens “prisonniers” du bidonville appellent les autorités compétentes à se rendre sur les lieux qui se trouvent dans la “rue Amar Bourkaib” et “rue Rabah Dermouche”. Les citoyens déclarent aussi que des 70 logements, il en reste 24 non attribués à ce jour. En effet, des appartements sont inoccupés et des familles habitent des maisons qui ressemblent à des “huttes”.
Les chefs de famille implorent toutes les instances afin de ce pencher sur leur cas déplorable et amer, pour régulariser leur situation si ces familles jouissent du droit que leur octroient les dispositions réglementaires et les textes en vigueur régissant l’attribution des logements sociaux en particulier ceux relatifs à la résorption des logements précaires.
A. G. Bouzaidi
