L’école primaire garde toujours les séquelles du séisme

Dernier village à être situé à l’extrémité nord-ouest de la commune de M’kira, Aït Messaoud est l’un des plus peuplés alors qu’il se trouve incrusté à l’intérieur de la wilaya de Boumerdès dont il ne fait pas partie, si ce n’est en de pénibles circonstances comme ce fut le cas en mai 2003 lors du séisme.

En effet, lors de ce tremblement de terre, toute cette wilaya a été déclarée zone sinistrée alors que les localités limitrophes avec celle de Tizi Ouzou ne l’étaient pas, donc ne sont pas concernées par les mesures d’octroi des aides. Ainsi, l’école primaire du village, qui compte douze classes, a été durement touchée et les fissures qui en attestent n’ont jamais été réparées à ce jour alors que celles des établissements de cette wilaya qui se trouvent plus loin de l’épicentre ont eu plus d’égard.

« En plus des salles de cours endommagées par le séisme, nous avons deux autres qui ont été réformées avec un procès-verbal dressé, mais à ce jour leur démolition ne s’est pas faite et nous craignons beaucoup pour nos enfants », nous déclare ce parent. Par ailleurs, cette école a bénéficié au début de la rentrée scolaire de l’ouverture de la cantine scolaire comme nous l’avions rapporté en temps opportun dans une de nos éditions.

« Nous lançons un appel aux autorités locales pour réserver une enveloppe dans le cadre des PCD aux différentes réparations que nécessitent notre école », conclut notre interlocuteur qui n’a malheureusement pas eu la chance d’en fréquenter comme la plupart des villageois de son âge.

A. K.