Dans l’attente d’un logement

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Ils sont des centaines, des milliers, à travers les agglomérations de Kabylie à demander des logements : Familles nombreuses, jeunes couples, sinistrés de catastrophes naturelles.

Jeunes et moins jeunes, tous surveillent les bâtiments qui se construisent. Beaucoup regrettent les us d’autrefois. On habitait tous dans la grande maison collective, puis, quand les enfants se mariaient, on agrandissait la maison de nouvelles pièces, ou alors, quand on était à l’étroit, on leur donnait leur part d’héritage et ils construisaient leur propre maison. Il est vrai que les terrains étaient disponibles à l’époque et que la construction des maisons ne demandait pas de gros budgets.

Et puis, tout le monde, touiza, travail communautaire, oblige, chacun mettait la main à la pâte. Les choses ont changé aujourd’hui. La famille élargie a disparu, laissant la place aux ménages, et chacun, en se mariant, veut avoir son chez-soi. Résultat : c’est le rush sur le logement social…

Des logements qui, jusqu’ici se sont construits en petits nombres, et ont été distribués donc au compte-goutte. Il est vrai qu’en Kabylie il y a peu de terrains à bâtir et que les assiettes sont difficiles à dégager, mais il faut dire aussi que les efforts faits dans ce domaine ont été insuffisants. Aujourd’hui, on se rend compte des énormes besoins de la région dans le domaine de la construction.

Le seul espoir pour tous les demandeurs reste le projet d’un million de logements lancé par le président de la République.

Espérant que la Kabylie aura cette fois-ci la part qui lui revient !

S. Aït Larba

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