Cité des squatters, danger imminent !

Si le problème d’électrifications ne se pose plus dans les lotissements récemment créés, il n’en n’est pas de même dans les cités dites des « squatters ». Aussi bien au niveau des deux immeubles jouxtant les deux cents logements qu’au sein des logements squattés à la Nouvelle-Ville, les citoyens continuent à s’éclairer grâce à la débrouille.

Effectivement, il a suffit de faire un tour dans cette zone pour voir ces centaines de câbles électriques qui meublent cet espace. Lors de notre virée sur les lieux, les squatters qui habitent dans ces logements depuis maintenant presque six ans nous ont déclaré qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. « Nos enfants ne peuvent pas faire leur travail scolaire dans de bonnes conditions. On ne peut pas allumer plus d’une lampe, sinon il y aura une rupture. Dans de nombreux cas, plusieurs logements sont alimentés par un seul câble », nous a dit un squatter accosté devant la porte d’un immeuble. Si nous évoquons cette situation, ce n’est pas pour encourager d’autres citoyens à squatter, mais c’est surtout pour tirer la sonnette d’alarme au sujet de ces enfants exposés au danger d’électrocution. De nombreux câbles touchant presque le sol peuvent provoquer l’irréparable surtout que les enfants de ce quartier sautent et jouent dans ce terrain vague de manière à toucher ces fils. Pour un autre citoyen, les autorités ne voulaient pas terminer les autres commodités manquantes telles l’électricité, le raccordement au gaz et l’alimentation en eau potable car la situation de ces logements n’était pas encore réglée. « Il ne faut pas pénaliser nos familles. L’affaire est en justice. C’est à elle de prendre les décisions », a ajouté un citoyen qui nous a affirmé qu’il était bénéficiaire dans la liste de juillet 2000, laquelle avait été contestée. Les élus locaux veulent en terminer avec ce problème.

D’ailleurs, dernièrement, lors de la visite du wali de Tizi Ouzou dans les chantiers jouxtant ce quartier, le maire de Draâ El Mizan s’est enquis de cette situation devant le premier magistrat de la wilaya. La sonnette d’alarme est tirée.

Qui sera responsable si par hasard un malheur arrivait dans cette cité ?

Amar Ouramdane