Mouloud Mammeri ressuscité à Ath Yanni

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Le coup de starter des festivités commémoratives du dix-huitième anniversaire de la disparition de Mouloud Mammeri a été donné hier à l’espace culturel d’Ath Yanni. Plusieurs invités ont tenu à marquer de leur présence cet anniversaire, commémoré chaque année dans la région natale du romancier. Etaient ainsi présents M.Kecili, président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, El Hadi Ould Ali, directeur de la culture de Tizi Ouzou, Nacer Tabèche, président de l’APC d’Ath Yanni et Djaffar Ouchelouche, responsable au Haut Commissariat à l’Amazighité (H.C.A.). La cérémonie a permis aux différents responsables qui sont intervenus de mettre en relief l’importance du travail réalisé par Mouloud Mammeri dans la réhabilitation de la langue et culture amazighes, particulièrement sur le plan culturel et scientifique.

Ils ont aussi évoqué le parcours de cet écrivain qui a marqué avec des lettres d’or tant de générations. Le président de l’association Talwit, initiatrice de cet événement qui s’étalera jusqu’à vendredi prochain, a expliqué l’objectif de ce genre de commémoration. Le but est selon lui de perpétuer la mémoire du défunt. Mais surtout le faire découvrir aux jeunes générations. Interrogé par un confrère au sujet du projet de la fondation Mouloud Mammeri qui tarde à voir le jour, le responsable de cette association a répondu que cette question est prise en charge par le fils de l’auteur de La Colline Oubliée. Une exposition très riche de coupures de journaux est abritée dans le centre culturel ainsi que de long extraits des romans de Mammeri.

Le programme de ces festivités comporte aussi des conférences-débats autour de deux thèmes principaux, à savoir : l’apport de Mammeri dans la littérature et son apport pour tamazight. Des projections de films et des pièces de théâtre figurent aussi dans le catalogue remis au public et aux invités. L’écrivain-poète Arezki Metref était présent à cette commémoration. Il nous a confié qu’il est rentré de France pour concrétiser un projet de film documentaire sur la région d’Ath Yanni. Un film qui retracera l’histoire de cette région à travers les âges ainsi que des portraits de personnalités qui ont marqué cette partie de la Kabylie au décor féerique. Ce documentaire sera aussi l’occasion de découvrir l’art du bijou qui est un métier ancestral et très prisé ici.

Ces festivités verront la participation de la troupe de l’Ahellil de Timimoun dont l’arrivée était prévue pour hier lundi.

Aomar Mohellebi

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