La Journée nationale de la ville, célébrée la semaine dernière, a été, cette année encore l’occasion de poser les problèmes de la ville, sous le slogan ‘’la ville durable, notre avenir’’.
L’objectif de cette journée était prioritairement de sensibiliser le citoyen aux problèmes de gestion de la ville, aux moyens d’intégrer celle-ci dans les stratégie de développement global, en en faisant le moteur de l’économie. La création de nouvelles cités, disposant de toutes les commodités, est également envisagée. Programmes intéressants, projets alléchants…
Le citoyen, lui, que l’on n’arrête pas de solliciter, pour s’impliquer dans le processus de modernisation et de développement de son cadre de vie, ne voit, pour le moment, dans la ville, notamment s’il s’agit de grandes villes, que des cités tentaculaires où il fait très mal vivre. Surpopulation, immeubles surchargés — et, pour la plupart usés,— rues étroites, embouteillages, insalubrité…
A cela vient s’ajouter avec les nouvelles constructions, ou les ‘’réaménagements’’ décidés par les citoyens, les aspects inesthétiques qui font d’un grand nombre de villes algériennes, des villes laides et sans âme. Certes, les citoyens sont en partie responsables de l’enlaidissement et de la clochardisation des villes, mais les autorités locales, notamment les communes, à qui incombe la gestion des villes ont également leur part de responsabilité, en tolérant les atteintes aux règlements, en n’assurant pas de façon régulière les opérations de nettoyage, en laissant l’anarchie s’installer…
S. Aït Larba
