Les algériens se rappellent les prix astronomiques atteints par la pomme de terre l’automne dernier : le tubercule préféré des algériens, grands et petits, a atteint des prix records avec 100 dinars le kilo et parfois plus.
Les prix ont progressivement diminué pour se stabiliser aujourd’hui, selon la qualité, autour de 40-50 dinars, ce qui est encore cher pour les petites bourses. Le prix de la pomme de terre risque de s’envoler de nouveau, cette fois-ci non pas par la (seule) faute des spéculateurs locaux mais par diminution de la production. La raison principale est le manque de semence : les graines disponible, loi de l’offre et de la demande oblige, ont atteint des prix prohibitifs. ! Tout le pays est atteint mais certaines wilaya le sont davantage : c’est le cas de celle de Tizi Ouzou où le kilo de semence se négocie à 100 dinars le kilo. Des mesures incitatives ont été prises, avec l’octroi de crédits importants pour la production de pommes de terre de semence, mais les effets de cette politique ne seront pas perceptibles cette saison, qui est bien avancée. La production ne suffira pas pour couvrir les besoins. Résultats : les prix vont augmenter.
On peut songer à importer de la pomme de terre de semence ou de consommation, mais on apprend que sur le marché international, la tendance est également à la hausse. En une année, le prix du tubercule a doublé. Les mauvaises récoltes enregistrées en Europe, l’été dernier, en sont la cause principale mais il y a aussi une augmentation de la consommation, notamment des chinois qui ont découvert, par les fast-food et les chaînes de distribution américaines, les délices des frites et des chips !
S. Aït Larba
