l La ville d’Akbou, de par son étendue géographique et le nombre très important de ses habitants, a du mal à satisfaire toutes les aspirations de sa jeunesse. Un pan qui constitue le pivot même de la société. Le cri de cette jeunesse est alarmant. Il y a du blues dans l’air mais point de champs de coton. Si la violence, la drogue, l’alcoolisme et autres fléaux sociaux, y compris dans les milieux scolaires, ont pris des proportions dramatiques ces dernières années, ce n’est guère fortuit. D’aucuns tendent à traduire cet état de faits par le manque d’espaces de rencontre et d’expression pour cette frange de la société, d’autres l’expriment par l’inefficacité des mécanismes et stratégies de contrôle déployés par les pouvoirs publics pour pallier les conduites suicidaires de notre jeunesse. Une politique, constate-t-on, qui a démontré ses limites devant l’ampleur du tumulte qui règne. Par ailleurs, deux ou trois structures associatives se démènent et redoublent d’efforts en menant campagne auprès des jeunes, notamment l’Etoile culturelle, laquelle, depuis sa création, demeure étincelante malgré les innombrables obstacles qu’elle a eus à franchir. L’Ecole du jeune citoyen, qui élit domicile dans l’enceinte de la Maison de jeunes Abderrahmane-Farès d’Akbou, illustre cette situation. Nonobstant l’apport considérable de ces associations dans la consolidation des liens sociaux, il demeure que sans l’engagement effectif des pouvoirs publics, la situation sera plus grave et la tâche plus difficile à l’avenir. Les instances concernées se doivent d’agir plutôt que de bayer aux corneilles.
Amirouche B.
