Dans une déclaration datée du 27 février, la section FFS de Bouira s’en prend avec véhémence à la direction du parti. Elle note que «de nouvelles mœurs s’installent au FFS. Depuis l’avènement de Ali Laskri ‘la crème des hommes, au poste de premier secrétaire national, tout se fait en catimini, dans la discrétion,à la limite de la clandestinité, au club réservé du secrétariat national».
Les auteurs du document notent que « c’est dans cet esprit et ambiance que s’est tenu un conseil fédéral clandestin au siège de la fédération de Bouira sous la houlette d’un membre du secrétariat national, Bahloul Djamel, élu à l’APW de Bouira, résidant à Béjaïa, et siégeant donc à distance, par procuration, sans toutefois rechigner sur son indemnité mensuelle de représentativité».
«Ce pseudo-conseil fédéral n’est en réalité que le comité ad hoc installé par la crème des hommes lors de son passage à la salle publique Errich. Il s’agit d’un conglomérat d’individus mus par des objectifs précis mais inavoués. Toutefois, une chose est sûre, l’écrasante majorité n’est pas membre de cette instance usurpée et certains, après un tourisme politique et des virées dans d’autres formations, se retrouvent en lieu et place des authentiques représentants de la base», souligne la déclaration.
Elle ajoutera que «les membres de ce comité ad hoc désigné n’ont pas jugé utile de demander les clés du siège au fédéral légitimement élu par ses pairs, conformément aux statuts et textes du parti.
Ils ont procédé par la manière forte : défoncer les portes et changer les serrures. Pourtant, quelques jours auparavant, lors d’une entrevue informelle, entre le chargé de mission du 1er secrétaire national et le fédéral légitime, il était question de restituer les clés de la fédération pour peu que le 1er secrétaire national daigne notifier la radiation du fédéral en exercice ou encore convoquer un véritable conseil fédéral avec les membres légitimes de cette instance qui l’ont élu et une passation de mandat se fera selon les règles démocratiques qui étaient d’usage au FFS». Stigmatisant ces méthodes, la section FFS de Bouira écrit : «malheureusement, Ali Laskri la crème des hommes a opposé la violence au débat, la horde d’opportunistes aux authentiques militants de l’idéal du FFS, le discours mensonger à la franchise».
Elle conclura que «la déstabilisation du parti est en fin de compte l’œuvre du club réservé de la crème des hommes. Nous avons osé dire oui aux camarades qui ont osé dire non aux pratiques malsaines du club réservé un certain 31 août 2006. Nous continuerons à le faire jusqu’au retour à la légitimité de nos structures».
R. N.
