“Il n’y a pas d’égalité entre l’homme et la femme : seule la complémentarité doit exister entre les deux sexes”. C’est une des phrases-clés de l’intervention d’Aboudjerra Soltani, leader du MSP, hier en fin d’après-midi à la salle de conférences de l’hôtel Soummam de Boumerdès.
Le chef de file de cette formation politique d’obédience islamiste s’adressait à un parterre de militants qui organisaient hier, à leur manière, des activités de commémoration de la fête du 8 Mars.
Parlant des droits de la femme, il dira en substance qu’ils sont reconnus en Algérie en prenant l’exemple de l’instruction dont il citera le taux de 67,5% de filles à l’université. “Quant aux devoirs, c’est la chariaâ islamique qui les détermine”, a-t-il martelé.
Dans cette optique, il montrera son opposition au projet élaboré ces jours-ci par la 51e session de l’ONU et qui insiste sur le bannissement des inégalités entre les deux sexes. “L’inégalité entre les hommes et les femmes fait partie, a-t-il démagogiquement renchéri, de l’ordre des choses. Mais cette inégalité ne les empêche pas de se compléter”. En clair, un tel prêche s’insère, comme à l’accoutumée, dans une précampagne électorale propre à ce parti islamiste qui tente de glaner les voix des citoyens que les autres partis n’ont pu sensibiliser.
Salim Haddou
