l Les dysfonctionnements, décennaux, que connaît le marché des fruits et légumes, et les remèdes à même de les endiguer ont fait l’objet, lundi, d’un conseil interministériel sous la présidence du chef de l’Exécutif, Abdelaziz Belkhadem. Le conseil après avoir conclu au dysfonctionnement de tous les segments du marché a décidé d’une série de mesures à même d’y remédier. Il s’agit, selon le communiqué du gouvernement de la mise en place d’infrastructures de distribution des fruits et légumes, soit » 50 marchés de gros dont 4 d’intérêt national, 25 d’intérêt régional et 21 à vocation locale « , est-il envisagé. A ces projets, dont la réalisation s’étalera sur cinq années, s’ajoutera durant cet intervalle, un nombre de 838 marchés de détails, qui bénéficieront aux communes dépourvues Cette batterie de mesures, est prévue pour être accompagnée par un comité interministériel chargé du suivi de l’action gouvernementale, en la matière.
Quant aux objectifs qui sous-tendent ces initiatives gouvernementales, ils se résument, selon le communiqué à » la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et la prise en charge des préoccupations de l’ensemble des opérateurs du secteur des fruits et légumes « . Reste à savoir, si ces mesures attendues depuis des lustres par les opérateurs et les consommateurs interviendront dans les délais les plus brefs possibles, tant les travers du marché des fruits et légumes pénalisent le commerce légal et saignent les consommateurs. Cela va, en fait, de transactions sans factures de commerçants indélicats, à la multiplicité d’intermédiaires entrainant un surenchérissement des prix à la consommation, en passant par une totale anarchie des circuits de distribution donnant la part belle aux marchés informels, plus que tolérés, qui plus est. Par ailleurs il est à remarquer que les mesures du gouvernement sont pour l’essentiel destinées à doter le marché d’infrastructures, ce qui est en soi une excellente chose. Néanmoins, l’action que préconise le gouvernement aurait été bien plus complète, si elle avait englobé les mesures concrètes qui conféreraient un surcroît d’efficacité aux structures et agents de contrôle des pratiques anti commerciales, de fraude et d’entorse à la réglementation en vigueur portant protection du consommateur.
RN. HO
