La crise persiste à l’APC

Plus de 15 jours déjà et la crise qui secoue l’Assemblée populaire communale d’Illilten ne semble pas connaître le moindre signal de dénouement, au contraire, la situation entre le maire et les élus se dégrade de plus en plus. En effet, les sept (7) élus majoritaires sur les 9 composant l’Assemblée maintiennent plus que jamais leur cohésion et détermination à aller vers une réunion extraordinaire pour destituer « leur président » en exercice, conformément à l’article 55 du code de la commune.

Même si des personnalités de la région tentent, vaille que vaille, de « calmer » les esprits et de jouer les médiateurs entre le président de l’APC et les 7 membres, ces derniers ne semblent pas fléchir.

« Les élus résistent aux pressions faites par des commissionnaires du maire et même aux menaces proférées par des acolytes aux intérêts occultes, appartenant bien entendu à l’entourage du P/APC », nous dira M. O. B., très au fait de la situation qui prévaut à la commune d’Illilten. Pour les élus contestataires, la situation n’a pas changé d’un iota, puisque selon les informations en notre possession, ils poursuivent leur bonhomme de chemin s’étant fixé comme objectif de travailler d’abord au-dessus des tendances partisanes et nettement au-delà des considérations tribalistes, voire même villagistes.

Ceci, « afin de libérer la localité d’Illilten des griffes de la mafia locale et permettre aux citoyens de voir l’argent de la relance économique profiter véritablement aux populations sans distinction aucune », nous a-t-on confié.

Quant au maire en poste, les contestataires semblent aussi sortir leurs griffes et l’accusent de pas mal de maux, à savoir de népotisme, de mauvaise gestion et d’innombrables anomalies aussi bien dans ses prises de position sans l’aval de l’Assemblée que dans l’édition de fausses délibérations et faux procès-verbaux relatifs aux travaux des commissions communales de marchés entre autres.

Il faut signaler, toujours d’après des informations crédibles, qu’il y aurait une anarchie totale et un abus de pouvoir dans la gestion des affaires de la misérable commune d’Illilten de près de 11 000 habitants répartis sur 11 bourgades, une anarchie que l’administration locale semble malheureusement ne pas voir.

Par ailleurs, il semblerait qu’une plainte contre le P/APC aurait été déposée auprès du tribunal de Aïn El Hammam afin de saisir la justice pour faux et usage de faux par les élus contestataires qui accusent aussi l’administration, notamment la daïra d’Iferhounen, d’opter pour l’immobilisme et la guerre d’usure, donc de parti pris.

M. A. B.