A quand une station d’épuration ?

Certes, grâce à une forte pluviométrie enregistrée cet hiver, ce cours d’eau coule à flots. Cependant avec l’apparition de la chaleur le risque de contamination est imminent. Car, faudra t-il le souligner, d’énormes quantités d’eaux usées provenant de la ville de Draâ-El-Mizan et les hameaux de la vallée sont jetées quotidiennement dans cet oued. D’ailleurs, il ne suffit que d’emprunter la route nationale qui mène à Tizi Ouzou pour sentir ces odeurs nauséabondes. Depuis des années, les habitants de Maâmar et de Tafoughalt, pour ne citer que ceux-ci n’ont cessé d’interpeller les autorités à ce sujet, mais en vain; « Nous avons demandé une station d’épuration. Car il y a un danger imminent qui peut provenir de ces lieux. Il ne faut pas oublier que plus de quinze mille habitants boivent de l’eau débitée par les dizaines de points situés sur toute la longueurs, de cette rivière », a déclaré un membre d’un comité de villages. Pourtant, au début des années 90, on avait entendu parler de la réalisation comme première étape de bassins de décantation. « Où en est ce projet ? », s’interroge un autre citoyen. A ce niveau, une station de traitement des eaux devient une urgence -. Parce que faudra-t-il aussi le souligner, il s’est déjà avéré qu’un point alimentant des villages de la région a été déjà contaminé à en croire une source, qui a préféré garder l’anonymat. « En 2000, l’un de ces puits présentait des germes positifs confirmés par les prélèvements », nous a confirmé cette source. En tout cas, pour éviter une transmission de ces maladies hydriques, seule cette station pourra préserver la santé publique, sinon rien.

Amar Ouramdane