Une localité qui n’arrange pas les jeunes

La localité d’Ath Laâziz peuplée d’environ 15000 âmes et se situant à 18 km au nord du chef-lieu de wilaya est une région pauvre dans tous les domaines. Pour rejoindre les villages de cette municipalité, il faut prendre les bus assurant les lignes Ifhoudhien-Bouira, Maâla-Bouira, là le citoyen est obligé de débourser les 25 DA pour rejoindre la ville de Bouira et cela après une attente voire un calvaire de deux heures aux arrêts, surtout à l’arrêt de Maâla. Sans oublier de signaler, les habitants des villages Ibourassen, Iaâlwachen et Iboutalen qui sont contraints de faire un trajet qui dépasse 5 km pour rejoindre les arrêt des bus. D’autre part, le réseau routier est dans un état lamentable. En effet, tous les chemins reliant les 34 villages ainsi que le chemin de wilaya n°05 sont impraticables. Il convient de signaler que les dernières intempéries ont causé beaucoup de dégâts. D’ailleurs, plusieurs endroits sont endommagés par les multiples affaissements de terrain ce qui a engendré la coupure de ces routes. Toutefois, aucune piste n’a connu un bon revêtement depuis plus de deux ans. Par ailleurs, le téléphone est également absent. Fort heureusement, la plupart des citoyens possèdent leurs mobiles. D’autre part, la crise d’eau continue de défrayer la chronique dans les villages d’Ath Laâziz. Ce sont les hameaux de Chekouh et Ighil Bdoumen qui sont privés de plus de ce précieux liquide. La vie est très dure dans les bourgs de la commune d’Ath Laâziz et ce sont les jeunes qui sont victimes. Ces jeunes, qu’ils soient chômeurs, écoliers, artistes ou sportifs sont à la recherche d’une bibliothèque, d’un centre culturel et d’une salle de sport, mais leur « rêve » n’est pas concrétisé sur le terrain et pour quand ? Sans doute, l’absence de ces moyens poussent les jeunes, surtout à la délinquance. Pour preuve, à Maâla, le lieu d’implantation du CEM, certains écoliers sont « armés » quotidiennement de boites de chique et de cigarettes où de… La vie est vraiment dure à Ath Laâziz, cela poussent les jeunes voire des familles qui désertent leur village et de dire que c’est une localité qui n’arrange pas les jeunes.

A. F.