Malgré les conditions climatiques d’un hiver rigoureux qui est revenu subitement ce jeudi 8 Mars, la Journée de la femme a été fortement célébrée un peu partout dans la région d’Azazga. En effet, le vent et les fortes pluies qui se sont abattues tout au long de cette journée sur Azazga et ses environs, à l’instar d’ailleurs de tout le nord du pays, n’ont pas dissuadé ni les organisateurs, encore moins les femmes qui sont venues en grande masse participer à leur fête. A Fréha, à Azazga ou à Yakouren, l’ambiance était la même. La fête fut en somme totale. La salle des fêtes Olivier d’Azazga par exemple qui a abrité les festivités initiées par le Croissant-Rouge local s’est avérée trop exiguë pour contenir la foule des grands jours qui l’a prise d’assaut. Il faut dire que le C-RA a habitué « son » beau monde à être à chaque fois au rendez-vous, cette année encore, celui-ci n’a pas du tout déçu en initiant un programme riche en couleurs qui aura eu, en tout cas, le mérite de retenir toutes ces familles jusqu’à la fin de l’après-midi. Idem pour les Maisons de jeunes de Fréha et celle d’Azazga qui ont vibré au rythme d’un D-J et d’une animation culturelle ininterrompue.
Conférence et témoignage à Yakouren
A Yakouren, c’est au niveau du lycée de la ville que se sont déroulées les festivités, à l’initiative du mouvement associatif local et la direction du même lycée. Ici, la célébration diffère dans la mesure où les organisateurs ont axé essentiellement le programme sur des témoignages portés sur le vécu de la femme algérienne pendant la guerre de Libération nationale. Ainsi, le moudjahid Hadj M’hend, plus connu sous le nom de Hadj M’hend Dakouren et les trois moudjahidate dont Na Ouardia, une femme considérée comme une véritable héroïne dans la région, qui se sont succédées au micro lors de la prise de parole, étaient unanimes à dire que la femme a joué un rôle déterminant pour que vive l’Algérie libre et indépendante. Une conférence était aussi au menu de cette manifestation. Une conférence à travers laquelle son animateur, M. Si Larbi Belmezat, qui n’est autre que le directeur des études du lycée de Yakouren, a relaté le combat de la femme à travers l’histoire de Kahina jusqu’à la lutte pour l’indépendance. Notons que cette célébration a été honoré par la présence d’une délégation de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou, avec à sa tête M. Djoudi, le directeur. Le chef de la daïra d’Azazga était également présent.
La fête et puis… l’oubli !
En somme, les participants et les invitées de l’une ou l’autre manifestation ont eu à apprécier à travers les expositions et les défilés de mode qui ont fait le gros des activités, les aptitudes de la femme kabyle en particulier, laquelle excelle dans les différents domaines : la couture, la coiffure, la cuisine, le dessin… pour ne citer que ces spécialités. Mais, doit-on dire, malheureusement pour elle, elle n’a généralement que ce genre d’occasion pour étaler un tant soit peu son immense talent et son savoir-faire. La plupart de ces couturières, dessinatrices, bref, de ces « artistes » exercent leur passion à la maison. Pourtant, elles veulent aller de l’avant mais avec quels moyens ? Certes, les différentes maisons de jeunes leur offrent un cadre plus ou moins agréable pour s’exprimer, mais cela est-il suffisant ? A méditer…
M. O. B.
