Une valeur et un espoir qui renaît

La dépêche de Kabylie : Présentez-vous aux lecteurs du journal. ll T. T. : Je suis née le 3 janvier 1982 à Tizi Ouzou, mais je suis de Taourirt El Hadjadj, commune de Béni Yenni. J’ai arrêté mes études après avoir échoué au bac. Je suis au club JSIB (Jeunesse sportive d’Ighil Bouamas). Après mon échec au bac, examen que je n’ai pas repassé, je vis dans mon village aux côtés de ma famille.

Qu’est-ce qui vous a mené vers la pratique du judo ?ll Issue d’une famille qui aime et pratique le sport, il est tout à fait normal que je suive le même chemin, même si les membres de ma famille ne sont pas des sportifs professionnels, et mon père y a été pour beaucoup dans mon inscription à la pratique du judo. Bref, j’ai commencé ce sport le 14 janvier 1996, pour réellement maintenir ma forme et je n’avais pas dans la tête l’idée de participer à une quelconque compétition ou autre. Et comme je me suis retrouvée assez bien dans ma peau et dans ce sport, j’ai continué et mon entourage m’a beaucoup encouragée.

Dans quel club avez-vous commencé le judo ?ll Ça ne peut être que le club de ma commune, en l’occurrence la JSAY (Jeunesse sportive At Yani), en 1994 et c’est dans ce même club que j’ai aussi eu mes premiers résultats. En 1996, j’ai été championne d’Algérie dans la catégorie minime, à la Coupole, en 1997 vice-championne dans la catégorie cadette, titre que j’ai gardé l’année suivante à Annaba, et au tournoi du 8 mai à Guelma la même année.

A partir de l’année qui a suivi, vous avez décroché. Quelles en sont les raisons ?ll Il y a exactement deux raisons qui ont fait que je décroche pour ne plus reprendre, ou du moins, c’est ce que je pensais. En 1999, je me suis rendue à Tizi pour continuer mes études et aussi espérer intégrer le club JSK, mais peut-être que je ne suis pas née sous une bonne étoile, c’est cette année que choisit la JSK pour arrêter la pratique du judo ; qu’à cela ne tienne, j’ai regagné mon village et… mon club, mais comme un malheur n’arrive jamais seul, la salle de judo de la JSAY a été fermée cette année aussi, ceci m’a découragé et j’ai déposé les armes, d’ailleurs je ne pouvais faire autrement puisqu’il n’y avait pas où aller.

Peut-on connaître les raisons de la fermeture de cette salle ?ll Moi, je n’étais qu’une athlète. La fermeture c’est du ressort des dirigeants et autres responsables. Ce n’est qu’en novembre de l’année dernière que j’ai repris le judo et cela grâce à mon père qui ne cessait de me pousser à la reprise et de m’encourager. Il y a aussi M. Yamoune, le président du club de la JSIB (Jeunesse sportive d’Ighil Bouamas) dans la commune d’Iboudraren, ainsi que M. Boudaoud Hamid, l’entraîneur du club. Mais franchement, après un très long arrêt, je ne pensais pas arriver à décrocher la 3e place au championnat d’Algérie seniors. De là, j’ai participé au stage avec l’équipe nationale féminine à Béjaïa, stage où j’ai eu à me mesurer avec des athlètes de mon poids. S’il y avait des concurrentes de mon poids au championnat national j’aurais fait de meilleurs résultats. Mais je me rachèterai plus tard.

Quel est votre souhait, maintenant que vous avez repris et participé avec l’équipe nationale féminine ?ll Atteindre le haut du podium et défendre les couleurs de mon pays aux Jeux africains et pourquoi ne pas aller plus loin. Comme je tiens à remercier votre journal la Dépêche de Kabylie qui ouvre ses colonnes à tous.

B. Mhanna