Le conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Alger a organisé, hier et aujourd’hui, à l’hôtel Aurassi, les 4es Rencontres internationales sur la responsabilité pharmaceutique, bonnes pratiques professionnelles et environnement Réglementaire.
Sujet de la rencontre : « Création de l’Inter-Ordre des pharmaciens maghrébins, une coopération plus étendue en matière de recherche, de production, d’investissement et de lutte contre la contrefaçon des médicaments « . Ce dernier point constitue un fléau qui prend des proportions inquiétantes pour devenir une des préoccupations majeurs de l’OMS et des agences du médicament dans le monde. M. Amar Tou, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a affirmé dans son allocution d’ouverture l’intention de son département d’ouvrir un laboratoire de surveillance et de contrôle sur l’efficacité du médicament. Ledit labo sera chargé après les trois mois suivant la mise sur le marché du médicament, de son contrôle. Ceci pour que l’Etat, a-t-il renchéri, » puisse subventionner sa production et son importation ou, a contrario, le retirer du marché « .
M. Tou a assuré la création d’une ligue maghrébine pour les conseils d’organisation des pharmaciens au niveau de l’UMA. Une ligue qui aura pour objectif l’unification et le rapprochement des visions et l’échange des expériences en matière d’éthique et de travail. » Il faut que nous sortions de cette rencontre avec des recommandations qui seront levées au niveau du ministère pour être prises en considération « , martèle-t-il.
Le ministre a en outre fait savoir que » 20% des médicaments sont contrefaits dans le monde, dont la majorité est en Afrique, cependant notre pays n’est pas concerné par ce phénomène « , rassure-t-il. Le nombre de pharmaciens en exercice dans notre pays est de 8 000. Seulement 10% représentent le secteur public.
Rencontré en marge des travaux, M. Salah Dîne Alawi, président du Conseil national des pharmaciens marocains, a affirmé que » la Ligue intermaghrébine existait depuis plus de 20 ans, gelée depuis 10 ans, sa réinstauration n’a pu voir le jour que grâce à l’initiative de Abed Houari, président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Alger. Il y aura une coopération Sud-Sud plus renforcée « , a-t-il promis.
Soulignant que les travaux ont vu la participation des représentants de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc et de la Mauritanie, ainsi que de nombreux producteurs-exportateurs du médicament dans la méditerranée.
Les travaux de ces 4es Rencontres internationales de pharmacie se poursuivront aujourd’hui pour débattre de la qualité du médicament, la marque mais surtout de la contrefaçon.
Yassine Mohellebi
