« Notre projet concernera en premier lieu la modernisation de l’organisation interne, les conditions de travail, les moyens de travail et le droit douanier ». C’est en ces termes que le directeur général des douanes, qui est intervenu, hier, sur les ondes de la Chaîne III, a résumé le nouveau plan de modernisation des douanes en cours d’élaboration. Un plan, a-t-il expliqué, imposé par une croissance très sensible du commerce extérieur de l’Algérie qui implique, selon lui, une organisation plus performante pour faire face au commerce extérieur en termes de facilitation des échanges et de contrôle qui doivent répondre aux exigences d’une véritable économie de marché. Parmi les mesures prévues dans le nouveau plan de modernisation sur le plan législatif, l’invité de la rédaction a cité la loi de finances 2007 qui a déjà introduit un certain nombre de mesures comme le règlement des contentieux. A cet effet, M. Bouderbala a donné l’exemple de la pièce détachée usagée introduite en Algérie avec tous les dangers qu’elle implique. « Cette interdiction ne permet pas seulement de saisir la marchandise mais aussi le véhicule qui la transporte. « , a-t-il signalé. En outre, le responsable des douanes a cité l’exemple de l’interdiction de l’exportation des déchets ferreux et non ferreux, du cuivre brut et du liège brut. D’après lui, ces produits engendrent un courant de fraudes important. « Cette mesure sera maintenue jusqu’à l’élaboration d’un cahier des charges qui définira précisément l’exportateur, l’importateur, la valeur de la marchandise,… « , a-t-il tenu à expliquer. Une autre mesure consiste dans le dédouanement rapide des engins utiles à l’économie nationale. Pour étayer ces propos, il dira » tout le monde a remarqué que nos ports regorgent d’engins sur les quais, c’est pour pouvoir suivre la dynamique économique du pays ». Sur un autre chapitre et concernant les préparatifs pour l’adhésion à l’OMC, M. Bouderbala a expliqué que nombre de mesures ont été prises, il s’agit notamment de l’élimination des discriminations publiques et privées, nationales et internationales et l’adoption de la valeur transactionnelle au lieu de la valeur administrée où la valeur déclarée n’avait aucune importance. Ainsi que de l’institution du droit de recours pour garantir un certain nombre de droits aux opérateurs économiques qui ont des contentieux avec la douane et, enfin l’introduction des facilitations des échanges. L’intervenant a tout de même reconnu que ces mesures n’ont pas encore été adoptées « mais ce sont les principes sur lesquels nous allons agir pour intégrer l’OMC ». A propos du contrôle aux niveau des frontières, M. Bouderbala, qui a parlé du manque d’effectif pour faire face à ce fléau, a expliqué que l’ordonnance n° 05-06 prévoit des mesures très sévères contre les contrebandiers et que les douanes coordonnent efficacement avec les services de sécurité pour mettre un terme à ce qui s’apparente à une véritable passoire, concernant la drogue et l’immigration clandestine. « Les résultats sur le terrain sont tangibles mais je dois reconnaître qu’il existe toujours des lacunes vu l’immensité de nos frontières terrestres », a-t-il conclu.
Nabila Belbachir
