l Si elles n’ont pas fait de victimes ni de dégâts importants, les dernières pluies accentuées par l’importante chute de neige, de dimanche soir, ont tout de même engendré beaucoup de désagréments. Au centre-ville, le mur de soutènement de l’ex-jardin public, s’est effondré sur quelques mètres menaçant l’asphalte et surtout le poteau électrique moyen. Les torrents de boue charriés par les eaux ont fini par obstruer les avaloirs et les réseaux d’assainissement. Dans la soirée de samedi, il a fallu demander l’intervention de la Protection civile, particulièrement sur la rue de la poste où plusieurs magasins du rez-de-chaussée se sont retrouvés inondés par les eaux d’égouts refoulées par le réseau bouché. Une librairie et un kiosque téléphonique se sont retrouvés envahis brusquement par ces eaux noirâtres. Quant aux rues de la ville, jonchées de détritus et recouvertes de boue, elles présentent un visage peu reluisant : en certains endroits, on ne peut passer d’un trottoir à l’autre que si l’on est chaussé de bottes. Les routes de toute la commune connaissent actuellement des éboulements. Même s’ils ne sont pas importants, ces derniers entravent la circulation normale des automobilistes. Les services concernés s’activent à dégager, complètement, la chaussée. Les établissements scolaires, fermés pour la plupart samedi après-midi, ont repris timidement ce dimanche. Certains ont renvoyé les élèves pour toute la journée, à l’image du CEM Amer-Ath Chikh alors que d’autres (lycée Ben-Boulaid) n’ont assuré les cours que durant la matinée. Il est, en effet, difficile de faire fonctionner les écoles avec un nombre important d’absents (élèves et professeurs), qui n’ont pas pu rejoindre leurs postes, faute de transport à cause de la neige qui s’est abattue la veille.
Nacer B.
