Où on parle encore d’allergie

Au cours du 3e Congrès international d’allergologie, qui s’est tenu à Alger, la semaine dernière, ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme : les maladies allergiques gagne du terrain, d’où l’urgence de les prendre en charge pour éviter aux patients les complications qu’elles peuvent entraîner. Le dépistage des maladies à un stade précoce peut aider à limiter leurs effets et surtout à mieux les stabiliser. Mais pour cela, il est nécessaire de disposer d’un personnel médical bien formé et de centres spécialisés, avec tous les moyens nécessaires. Cela nécessite bien sûr des investissements mais le jeu en vaut la chandelle : c’est des milliers de malades que l’on pourra enfin traiter avec efficacité ! Les allergies ont existé de tout temps mais elles n’étaient pas aussi répandues qu’aujourd’hui. C’est que les allergènes, c’est-à-dire les substances qui provoquent les allergies se sont multipliés et surtout ont changé de nature : on n’est plus seulement sensibles aux pollens du printemps ou aux poussières mais à la pollution, à des substances alimentaires… comme pour toute maladie, une hygiène de vie est requise, et les règles doivent être enseignées, non seulement aux personnes atteintes mais aussi, à titre préventif, aux personnes saines. Il faut surtout prendre conscience du fait que les allergies ne sont pas toutes bénignes (« je suis allergique à tel produit » dit-on souvent, avec désinvolture) et qu’elles peuvent entraîner, notamment pour ce qui est des allergies respiratoires, des complications qui peuvent mettre en danger la vie du patient.

S. Aït Larba