Dans une requête de la coordination des associations des parents d’élèves de la daïra de Timezrit, signée par une douzaine d’associations actives de la daïra et adressée au ministère de l’Education nationale, au président de l’APN, au wali de Béjaïa, à l’APW ainsi qu’à la Direction de l’éducation de la wilaya, les parents d’élèves indexent le manque alarmant d’enseignants, notamment au CEM El Had et Djimaâ et au lycée.
Le cas des CEM Djimaâ et El Had est édifiant puisque ces derniers sont constamment déficitaires en enseignants suite à des absences prolongées et fréquentes à cause du nombre important d’arrêts de travail pour maladie et congés de maternité. Cette situation répétée, et qui se perpétue, perturbe énormément la scolarité des élèves, les poussant souvent à la protestation alors que certains d’entre eux ont carrément changé d’établissement. Au CEM Djimaâ, le manque d’enseignants prolongé dans deux matières essentielles, (la physique et les mathématiques, a lésé les élèves.
Cela s’ajoute au déficit en adjoints d’éducation et de personnel d’entretien au CEM Djimaâ et au seul lycée que compte la daïra de Timezrit. Dans ladite déclaration, les parents d’élèves déplorent ces lacunes qui se répètent chaque année scolaire et dénoncent le déficit dont se plaint la Direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa alors que les rues ne désemplissent pas de milliers de cadres universitaires qui ne demandent qu’à être recrutés.
Aussi, ils contestent et demandent la révision de l’instruction interministérielles n°9 du 19/07/2005, relative aux modalités de recrutement dans le cadre de remplacement afin de mettre fin à ces perturbations et permettre aux élèves de suivre une scolarité régulière. Toujours d’après ladite requête, suite à cette situation, les établissements scolaires de la daïra de Timezrit sont devenus de simples « garderies d’enfants ». Pour conclure, les parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme et exigent des autorités concernées de diligenter une commission d’enquête sur la gestion dans le secteur de l’éducation au niveau de la daïra car ils estiment impensable de construire des écoles sans avoir, au préalable, leur encadrement.
R. B.
