l Dans une interview accordée à un confrère, le premier responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum, s’est voulu très succinct à propos des questions qui méritent que l’on s’y attarde. Le football dont il dit qu’il n’en est pas le ministre, il le trouve mitigé ces derniers temps, en raison, a-t-il cru bon de justifier, de l’existence de nouveaux textes, une nouvelle réglementation et surtout, poursuit-il, sujet à mutation pour assurer son épanouissement par l’instauration de la politique de formation. Maintes fois galvaudé et admis par tout en chacun avec un rapport étroit avec l’Arlésienne dont on parle mais qu’on ne voit pas, le ministre tient à la voir s’appliquer sur le terrain. Mais pour le suivi, il se défend d’être le responsable de la FAF, pour qui le challenge en est l’apanage. Les rapports entre les deux hommes sont connus. Ombrageux mais très diplomatiques. Quand Hamid Haddadj se défend de ne faire que son boulot, son responsable hiérarchique refuse de jouer le jeu. On peut citer le cas du DTN Peter Shnittger, recruté par la FAF, mais qui a dû patienter pour voir son cas se régler. Le ministère ayant refusé de débloquer le montant correspondant à ses émoluments. On peut également citer l’affaire du décret 05 45 qui a failli couter à l’Algérie sa suspension de toutes les compétitions internationales. Idem pour la suspension jugée assassine de l’espoir du tennis algérien pour un motif jugé irrécevable. «La FAF doit se conformer au décret tôt ou tard» a asséné le ministre, en ajoutant que celle-ci ne doit pas être en désaccord avec les lois de la République. Ce que Haddadj réfute en préférant se mettre au boulot. De ce désaccord, les conséquences n’ont pas tardé à voir le jour. Suspension de l’allocation budgétaire pour l’exercice 2006. Plus loin, la réponse à cette incongruité est tombée d’elle-même. «On ne peut pas accorder de subventions sans qu’il y ait une convention qui étudie l’opportunité des dépenses». Sans sourciller, le locataire de la Maison du 1er Mai, croit détenir les réponses aux questions que tout le monde se pose. Pour une institution de l’Etat qui existe depuis 1963 ; peut-être la première des fédérations sportives à voir le jour…Sur un autre registre, précisément sur celui de la sélection nationale drivée par le français Cavalli, Yahia Guidoum ne trouve rien à souligner concernant la politique du tout-professionnel prônée par ce dernier. Et pour argumenter, il annonce, d’un ton qui frise la platitude, que «Ce sont nos enfants. Qu’ils jouent à Paris ou à Alger». Un argumentaire fort inutile à faire valoir au moment où le problème se pose en termes de niveau de la discipline qui si elle était moins morbide, le gros de la sélection devra émaner d’ici comme ce fut un peu le cas en 82. En fait, Guidoum dans ses réponses n’a dit que ce qu’il a bien voulu qu’on sache.
Ferhat Zafane
