Chakib Khelil favorable

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l « On peut créer une Opep du gaz, dans la mesure où des pays producteurs sont intéressés par cette idée « . C’est ce qu’a déclaré, hier, à Oran, le ministre de l’Energie et des Mines Chakib Khelil, à l’issue de la signature d’un contrat entre Sonatrach et le groupe égyptien Orascom portant sur la construction d’un complexe d’ammoniac et d’urée. Cette proposition émise par le géant russe du gaz, Gazprom, fera l’objet, selon Khelil, d’un débat au cours de la prochaine conférence des pays producteurs et exportateurs de gaz qui se déroulera dans la capitale qatarie, Doha.  » Pour le moment, c’est une réflexion que nous aurons à débattre lors de la prochaine conférence « , a-t-il indiqué. Concernant l’objet de la rencontre, la signature du contrat en l’occurrence, la filiale Orascom Construction Industries du groupe égyptien, sera majoritaire avec 51% des parts, dans cette nouvelle entreprise. Elle portera le nom de Sorfert.

Selon Abdelhafidh Faghouli, vice-président de Sonatrach, l’investissement prévu est de l’ordre de 1,6 milliard de $, et ce, pour une production de 1,3 million de tonnes d’ammoniac, ainsi que 1,1 million de tonnes d’urée par an.  » Une partie de l’ammoniac est destinée à la fabrication en interne de l’urée et l’autre à l’exportation  » avant d’ajouter que  » Sonatrach s’est engagée à fournir du gaz pendant 20 ans à la nouvelle entreprise « . Les responsables des deux parties ont tenu à indiquer que le contrat prévoit la création de 700 emplois permanents directs, et 300 emplois indirects. Pour mémoire, ce partenariat est le deuxième plus important investissement arabe dans notre pays après celui de consortium émirati formé de Moubadala Development Company et Dubai Aluminium, dans le cadre de la construction d’une usine d’aluminium à Béni Saf. Le consortium émirati, qui participe à hauteur de 70% à ce projet, est associé à Sonatrach et à la société publique d’électricité Sonelgaz, qui en conserve 30%. Doté d’un montant de 5 milliards de $, ce dernier prévoit la production de 700 000 tonnes d’aluminium par an.

Salah Benreguia

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