La petite et coquette bourgade de Oued Ghir, à 10 km de Béjaïa, ne dispose toujours pas et jusqu’à présent d’une agence ADE afin d’épargner aux 20 000 habitants de la commune, des déplacements astreignants vers les agences les plus proches, à savoir celle de Béjaïa. Pour cela, un petit bureau, étroit, a été aménagé au sein même de l’APC pour le caissier, qui doit faire preuve d’une grande patience pour supporter l’exiguïté du lieu qu’il partage d’ailleurs avec un agent du service agricole de l’APC. Dans cette pièce, étriquée, où les dossiers sont entassés jusqu’à dépasser la hauteur de son siège, les tâches auxquelles doit faire face le caissier sont nombreuses et accablantes à la fois. En l’absence d’un siège ou d’un point de chute pour l’ADE d’Oued Ghir, ce derniers est sommé tout à la fois de recevoir les citoyens, surveiller la caisse et établir des rapports quotidiens pour sa tutelle. Dans ce sens, il ne manque pas de qualifier les conditions de travail de déplorables car ne répondant à aucune norme d’hygiène. Les déboires du personnel de cette agence, lesquels sont aujourd’hui sans bureau, ont débuté lorsqu’une décision de fermer l’ancien bureau de l’agence, a été prise par la tutelle.
En effet, la genèse de l’affaire a débuté sur ordre du directeur de la direction de l’Algérienne des eaux de Sétif, dont dépend l’agence de Oued Ghir et l’unité de Béjaïa, en visite dans la commune au mois d’octobre de l’année écoulée. Ainsi, l’ancien siège de cette agence, situé à quelques encablures de celui de l’APC, a été fermé en décembre de la même année. Aussitôt, un ultimatum d’un mois a été accordé au premier responsable, pour entamer et achever les travaux d’aménagement de l’ex-bureau composé d’une seule pièce où tout s’opère dans une lamentable promiscuité (accueil, caisse et le reste…) Depuis, les travaux entamés fin janvier 2007, ne sont qu’à moitié achevés. Ce retard accumulé par l’entreprise chargée de l’ouvrage, a délogé l’ensemble du personnel au nombre de huit (8). Livrés à eux-mêmes, ces derniers sont contraints de se rassembler sous un olivier pour débattre des tâches quotidiennes qui leur sont assignées. Le premier responsable, quant à lui, n’a pas trouvé mieux que d’aménager son véhicule personnel en un bureau d’accueil pour y recevoir les citoyens, surtout durant les journées pluvieuses.
Par ailleurs, la distribution du précieux liquide dans cette commune est perturbée depuis 15 jours. Deux conduites, alimentant la partie Est de la commune, endommagées par les pluies diluviennes, d’il y a 15 jours, nécessitent des réparations et cela tarde à s’effectuer au grand dam des familles. Pour palier ce manque, l’APC et le service de l’ADE, instable, ont joint leurs efforts en mettant à la disposition de la population deux citernes : bonne nouvelle.
Au sujet de l’achèvement des travaux de réparation des deux conduites, l’ADE tient à rassurer les citoyens que l’alimentation en eau potable a repris hier mercredi.
F. Lahiani
