Préservation et rationalisation

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Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé que les efforts consentis dans le domaine de l’eau devront obligatoirement avoir pour corollaire une gouvernance éclairée, juste et efficace. « Préserver la ressource et en rationaliser l’usage seront à l’avenir les maîtres mots de la politique nationale de l’eau », a souligné le président de la République, dans un message à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. Le chef de l’Etat a estimé, cependant, que le bouleversement climatique global et la baisse continue de la pluviométrie depuis plusieurs décennies font vivre à notre pays une réelle situation de stress hydrique et le situent dans la catégorie des pays pauvres en ressources en eau. Afin de faire face à cette situation et d’élaborer la réponse algérienne à la rareté de l’eau, le premier magistrat du pays dira que  » l’Etat a fait de l’eau un droit pour les Algériens et s’est engagé dans un vaste programme, dont les axes prioritaires sont d’augmenter et diversifier les capacités de mobilisation de l’eau, de réduire les déficits en alimentation en eau potable des populations, de généraliser l’épuration des eaux usées, d’étendre les superficies irriguées et enfin, d’améliorer les indicateurs de gestion « .

Par l’adoption, en février 2007, du Schéma directeur national de l’eau, a relevé le président de la République,  » l’Algérie s’est dotée d’un outil de planification aux horizons 2040, souple et efficace, qui dresse un bilan exhaustif des potentialités hydriques nationales et définit les investissements et les options de gestion à mettre en œuvre « . L’objectif de cette projection planificatrice est d’assurer, a-t-il poursuivi, un équilibre durable entre les besoins et les ressources dans le domaine de l’eau et de donner, ainsi, une visibilité qui puisse servir de base aux différents programmes de développements sectoriels. A cet effet, le président Bouteflika a annoncé que d’ici 2009, le nombre des grandes infrastructures de mobilisation atteindra 69 barrages et 26 grands transferts pour une capacité totale de 7,2 milliards de m3. Selon lui,  » cette capacité devra passer, pour l’ensemble des eaux conventionnelles (eaux souterraines comprises), à 11 milliards de m3 en 2025 et 12 milliards en 2040 « . Dans ce contexte, le premier magistrat du pays a affirmé que le recours aux eaux non conventionnelles constitue également un choix stratégique de l’Algérie, aussi bien pour le dessalement de l’eau de mer que pour l’épuration des eaux usées. Plus explicite, il a souligné qu’ un programme important est conduit dans ce sens, pour la réalisation de 16 usines de dessalement produisant à terme 1 milliard de m3/an et de 60 nouvelles stations d’épuration qui permettront de réutiliser 900 millions de m3/an pour l’agriculture. Et d’ajouter « avec une dotation quotidienne moyenne par habitant de 150 litres et des taux de raccordement de 90% pour l’eau potable et de 85% pour l’assainissement, l’Algérie, qui a déjà atteint les objectifs de développement du millénaire en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, consolidera ces acquis à partir de 2009 en assurant un rééquilibrage entre les régions et les usages, et une équité dans la dotation ». Par ailleurs, le chef de l’Etat a fait appel à la population à faire preuve de plus de rationalité dans la gestion de cette ressource et bannir toute pratique de gaspillage. Sur un autre registre, le locataire du palais d’El Mouradia à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’eau qui a été placée cette année par les instances internationales sous le thème « Comment faire face à la pénurie », a regretté, néanmoins, que les populations qui n’ont pas accès à l’eau potable et ne bénéficient pas d’un système d’assainissement et souffrant des maladies de l’eau impropre, représentent des chiffres alarmants. Il ajoute que des tensions et les conflits entre peuples et Etats pour la répartition de la ressource deviennent, eux aussi, récurrents. Selon lui, à l’aube du XXIème siècle, plus d’un milliard d’être humains continuent à ne pas avoir accès à l’eau potable.

 » C’est une véritable atteinte aux droits de l’homme qui touche particulièrement la vie des plus vulnérables de la planète », a-t-i affirmé, avant de conclure que « l’eau est devenue une problématique prioritaire du développement durable et apporter les solutions idoines à sa rareté, un réel défi « .

Nabila Belbachir

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