Saba Volaille est la première entreprise qui a choisi d’investir dans la commune de M’cisna en créant un abattoir de poulets de chair ultramoderne, comme il n’en existe pas dans la wilaya de Béjaïa. Rencontré lundi passé lors de l’inauguration de l’usine par les autorités locales, son patron et gérant, Saba Kamel, nous a donné tous les détails. «Après avoir travaillé un peu partout en Algérie, j’ai décidé d’investir dans notre commune en créant un abattoir ultramoderne, lequel m’a coûté environ cinq milliards de centimes. La chaîne d’abattage à elle seule me revient à un milliard six cents millions de centimes. La superficie occupée par l’unité de production est de 1200m2. Elle est d’une capacité de production de 1000 poulets/ heure et emploie au démarrage 20 salariés, un effectif qui ira crescendo dans les mois à venir. Les approvisionnements se feront chez les éleveurs locaux ; pour les débouchés, nous ciblerons les grandes surfaces comme UNO et ARDIS, ainsi que les marchands privés», a déclaré notre interlocuteur, qui a aussi soulevé certains problèmes rencontrés comme la route qui donne accès à l’usine non encore goudronnée par l’APC et la faible capacité de l’énergie électrique qui ne lui permet pas de faire une extension pour la création d’un abattoir pour bovins et ovins. Mais, il a félicité les autorités locales, à leur tête le P/APC, qui, selon lui, l’ont beaucoup aidé et accompagné dans toutes les phases de réalisation en lui facilitant la tâche. Kabbache Karim, le P/APC de cette petite commune de la wilaya de Béjaïa, au relief accidenté et qui fait face à l’écueil de l’absence du foncier communal, en homme heureux d’avoir réceptionné le premier investissement notable, en fait appel à d’autres investisseurs à venir investir dans sa commune, en leur promettant l’aide et l’assistance voulues. «D’abord, je tiens à remercier Saba Volaille pour avoir choisi notre commune pour réaliser un tel investissement, qui va contribuer à la résorption du chômage outre les ressources que la municipalité engrangera chaque année. De notre côté nous l’avons accompagné tout au long de la réalisation de son projet en lui prêtant toute l’assistance voulue. Je tiens à signaler que tout investisseur qui veut investir chez nous bénéficiera des mêmes privilèges. Il reste la route d’accès à l’usine dont une partie n’est pas encore bitumée, elle constitue notre priorité», a souligné le maire. Le dernier consulté pour un avis à donner au sujet de cet investissement est le vétérinaire étatique de la daïra de Seddouk, Loucheni Lahcène en l’occurrence. «On vient d’enregistrer l’ouverture d’un abattoir de poulets de chair ultramoderne. Cette chaîne de production offrira un poulet très salubre. Cela réduira dans la région l’abattage clandestin des poulets au niveau notamment des marchés, une pratique qui est souvent source des intoxications alimentaires. Au niveau de cette usine, le poulet sera inspecté par un vétérinaire permanent avant et après l’opération d’abattage. Il portera une étiquette des dates d’abattage et de limite de consommation. Une fois égorgé il sera déplumé ressuyé emballé et rentré dans la chambre froide», a fait savoir ce vétérinaire. Cet investissement est venu à point nommé aider à se développer une commune située dans une zone enclavée et ne fonctionnant qu’avec les subventions allouées par les pouvoirs publics par manque de ressources communales. Un investissement encouragé par les autorités locales qui ont mis à la disposition du promoteur tous les moyens qu’il faut. Le maire a si bien dit qu’il fera tout son possible pour attirer d’autres investisseurs qui voudront investir à M’cisna. Un maire qui, il faut le dire, a vraiment contribué au développement de sa commune en la dotant d’importantes infrastructures étatiques, qui ont considérablement changé le cadre de vie des habitants. L’avenir s’annonce prometteur pour cette commune
L. Beddar
