Les dernières précipitations climatiques ayant touché le nord du pays, avec notamment des chutes de neige ayant provoqué la fermeture de plusieurs routes, avaient démontré le manque de moyens, auxquels font face les responsables des travaux publics au niveau des localités de montagne. A M’chedallah, où les services de la STP (Subdivision des travaux publics) sont appelés à intervenir dans plusieurs endroits, se trouvent acculés en faisant face à un manque criard en moyens humains et matériels. Par ici, l’on affirme que pour répondre à la demande et pouvoir désenclaver certains villages, les services dudit organisme font appel parfois même à des particuliers et autres entrepreneurs disposant de rétrochargeurs pour dégager les routes.
Ainsi, on est dans l’obligation de relever l’abnégation des responsables de la STP de M’chedallah, lesquels, contre vents et marées, continuent à braver un quotidien des plus délicats en cette période hivernale. On a d’ailleurs appris auprès de citoyens de certains villages montagneux que le directeur lui-même faisait le déplacement pour superviser les opérations de dégagement des routes, parfois très tôt dans la matinée. Cependant, il faut dire que malgré les efforts de ce responsable et de ses coéquipiers, le manque de moyens constitue un handicap majeur qui empiète sur la bonne marché du service.
C’est dire enfin que les responsables doivent se pencher sur cette question et mettre à la disposition de la structure locale tous les moyens nécessaires pour mieux répondre à une demande qui se fait pressante en cette période. Tout compte fait, les services de la STP de M’chedallah doivent être renforcés par du personnel et des moyens matériels pouvant leur permettre d’accomplir leur noble tâche dans les meilleures conditions. Surtout, il ne faut pas perdre de vue que ces derniers sont appelés à intervenir dans une vaste région constituée dans sa quasi-totalité de zones de montagnes allant de Saharidj à l’Ouest, jusqu’à Aghbalou, à l’extrême est de la daïra.
L. K.
