Production oléicole Alors que le prix du litre d’huile d’olive a atteint les 900 DA – Faible récolte à Aïn Bessam…

La campagne oléicole vient de commencer cette année avec un léger retard dans les communes d’El Khbouzia et El Mokrani dans la daïra de Souk El Khemis, mais aussi au village Sidi Yahia dans la commune de Aïn Bessam, à une trentaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira.

Les raisons de ce retard, selon les agriculteurs, sont liées à la maigre récolte enregistrée pour cette année ainsi que les mauvaises conditions climatiques. Ainsi, les nombreux agriculteurs et exploitants agricoles de cette région vont devoir se contenter, pour cette année, d’une récolte très maigre, contrairement à l’année précédente où leur production d’huile d’olive avait dépassé leurs espérances. Une production qui a pu couvrir la demande dans toute l’étendue de la région, contrairement à cette année, où l’huile d’olive se raréfie au niveau du marché de Aïn Bessam. Toutefois, des citoyens attestent que le litre d’huile a atteint un prix exubérant qui avoisine les 900 DA le litre. « On n’a pas encore reçu la production de l’année en cours, alors c’est le produit de l’année précédente ramené d’autres régions qui est disponible, et son prix est relativement plus cher », nous dira le propriétaire d’un étal d’huile d’olive au marché d’ Aïn Bessam. Notre interlocuteur affirme qu’il y aura une certainement une hausse des prix dans le cas d’une maigre production dans la région qui se répercutera sur le marché local. Le même constat est affiché chez les propriétaires des trois huileries de la région. Ces derniers ont préféré laisser au repos leurs machines faute de production. « On ne peut faire fonctionner les machines si les producteurs ne nous alimentent pas en récoltes d’olives.

Les oléiculteurs viennent d’entamer leur récoltes qui sont déjà annoncées comme maigres pour cette année et ils se réserveront sûrement cette production pour leur consommation personnelle », se désole Rachid, propriétaire d’une huilerie moderne à Souk El Khemis.

A souligner que les trois huileries que compte la région de Aïn Bessam n’ont pas encore commencé leur travail. « On ne peut commencer le travail, sans que l’on puisse couvrir les charges de fonctionnement des machines et du personnel », nous dira notre interlocuteur.

Oussama K.