Pédagogiquement louable et fort intéressante, est l’idée de charger les élèves du primaire et du CEM d’effectuer des travaux de recherche sur internet.
Cette nouvelle méthode de travail adoptée par certains enseignants commence à se répandre dans la région, voire même à l’échelle nationale, permettra sans aucun doute aux apprenants d’accéder directement et aisément à toutes les matières et informations souhaitées ce qui donnera aux enfants plus de chance de réussite. Seulement, pour éviter l’effet paradoxal et le revers de la pièce, certaines précautions doivent être prises.
Des études récentes et fiables montrent que la grande majorité des Algériens ne savent pas manipuler encore l’ordinateur, cela suppose que la quasi-majorité de nos élèves sont concernés par ce handicap d’où, nous semble-t-il, la nécessité de les former d’abord à l’école ou dans des Maisons de jeunes où ces moyens sont disponibles.
Par ailleurs, nous lançons un appel aux hauts responsables du secteur de l’Education d’inclure cette matière dans les programmes officiels.
Sachant que l’Internet dans nos villages est une denrée très rare, ce qui fait que les mômes se rendent dans des villes plus ou moins éloignées et souvent seuls. Dans les villes où les « cyber-men », dans beaucoup de cas, n’ont rien à voir avec l’internet et encore moins avec l’éducation, ils les accueillent et il faut signaler que dans ce bas monde, certains n’ont pas de bonnes intentions et voilà que l’enfant en quête de savoir et d’apprentissage, s’expose peut-être au pire. Pour éviter à nos collégiens et collégiennes des situations malencontreuses aux séquelles irrémédiables dans certains cas, il faut à notre sens que les élèves soient encadrés et surveillés par leurs profs ou leurs parents pour atteindre l’objectif.
Hocine Taïb
