l Les choses ne vont pas comme il se doit dans le championnat de football de la wilaya de Tizi-Ouzou. Certes elles se présentent moins compliquées qu’elles le furent durant la saison passée, n’empêche que ce n’est pas la bonne marche non plus. Pas du tout. Particulièrement pour certains clubs domiciliés hors des centres urbains qui ne disposent pas d’implantation des services de sécurité. La situation étant ce qu’elle est sur le plan sécuritaire, les services de police, visiblement soucieux en premier lieu de leur propre sécurité ne s’aventurent plus dans tous les stades de wilaya où leur présence est indispensable pour permettre le déroulement d’une rencontre de football. A défaut, l’arbitre procède automatiquement à l’annulation purement et simplement du match avec rencontre perdue pour le club recevant censé veiller sur cette présence du service d’ordre qui ne répond plus. Et c’est arrivé à plusieurs reprises. Des clubs se voient perdre des points, et encaisser des buts sans avoir joué. Ils se retrouvent du coup contraints d’assumer un état de fait qu’ils ont pourtant tout fait pour éviter. Ces équipes procèdent régulièrement et dans les temps requis par la réglementation à l’avis des instances concernées pour solliciter la présence du service d’ordre. Pour la petite histoire, à la veille d’une rencontre de son équipe, un président d’une équipe témoigne qu’il avait rétorqué en leur promettant le F’tour à un interlocuteur qui lui proposait à défaut de la police, les services de la gendarmerie. Le jour J, point de casquettes. Fatalement, son équipe a perdu son match. Le lendemain, il apprendra que d’autres équipes aussi ont perdu de la sorte. Et le problème perdure ! Du coup, des clubs cherchent de nouvelles domiciliations, cherchent à jouer proche des cantonnements des services de sécurité. Pour être sûr de la présence de ces derniers. Mais ce n’est toujours pas évident de trouver un stade à côté. Encore moins un créneau face à la demande accrue sur ces terrains qui se retrouvent soudain très convoités. Dans une telle bataille, jouer constamment en déplacement, débourser plus d’argent, passe pour des détails insignifiants pour ces clubs qui ne cherchent qu’à trouver un terrain où ils sont sûr d’avoir ces spectateurs très particuliers. Dans un tel ordre, le championnat de wilaya se retrouve en désordre, faussé, et sérieusement menacé d’interruption par l’irruption d’un intrus qui fait peur, qui ne s’est pourtant pas engagé dans ce championnat. Et dire que cette compétition est instituée pour entre autres, catalyser cette jeunesse en déperdition…
Djaffar C.
