Des oiseaux en danger

Nous ignorons le niveau de « l’altitude » à partir de laquelle la législation dicte l’obligation d’un signal lumineux pour toute réalisation située en surélévation au-delà de cette même altitude, mais dans le cas d’une antenne d’un opérateur téléphonique, dont le pilon de 25 mètres est réalisé sur une haute colline dominant le village Aggacha dans la commune de Saharidj, il est plus que nécessaire que le sommet de l’antenne en question soit signalé par un moyen lumineux la nuit. D’abord il est fréquent de voir des hélicoptères militaires survoler cette colline à basse altitude ; ensuite, les oiseaux n’attendent pas la levée du jour pour commencer à voler, les ténèbres de l’aurore les empêchent de voir ce pilon qui dépasse trois fois en hauteur le plus grand des arbres. Un oiseau qui heurte ce pilon en plein vol meurt sur le coup lorsque c’est la tête qui reçoit le choc, et grièvement blessé quand ce sont les ailes qui sont touchées. Il est fréquent de trouver des oiseaux gisant la tête fracassée au pied d’un simple poteau d’une ligne électrique ou de téléphone qui ne dépassent pourtant pas sept à huit mètres. Que penser alors de cette antenne dont la hauteur est triplée ? De plus, située au sommet d’une haute colline, elle est un véritable piège pour les oiseaux qui commencent à voler à l’aveuglette tôt le matin.

O. S.